Jédrasiak : « C’était très fort en émotion »

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    Jédrasiak : « C’était très fort en émotion »
Publié le , mis à jour

Le deuxième ligne clermontois revient sur ses débuts en équipe de France.

Quels sont tes sentiments après ce premier match ?

C’était très fort en émotion, forcément donc il fallait gérer ça. Il fallait entrer dans le match en prenants des ballons, je pense en me mettant bien sur les bases. Après le match était dur physiquement et on a eu une bonne équipe d’Italie en face. C’est une bonne première fois.

Un peu d’appréhension sur les premiers ballons ?

Oui forcément un peu d’appréhension après l’appréhension n’est pas mauvaise. On a envie de faire du bien à l’équipe, de tout donner pour l’équipe. Les autres à côtés aussi m’ont bien mis dans le bain et je les remercie aussi pour ça. Parce qu’une première comme ça, ce n’est pas permis à tout le monde et j’étais un privilégié ce soir.

Il y avait un secteur où tu étais un peu plus en difficulté ?

Oui peut-être sur mes rucks, arriver plus vite parce que là il n’y a pas ce temps que l’on a en club qui nous permet de rattraper. Donc va falloir en tirer des bonnes conclusions et puis travailler.

Les Marseillaise en moins de 20 et celle-là, elles se ressemblent ?

Oui parce que chanter la Marseillaise, ce n’est pas donné à tout le monde d’être sur le terrain et après le truc c’est que celle-là était chargée en émotion. J’ai des origines Italienne aussi du côté de ma grand-mère donc j’ai souvent écouté l’Hymne Italien à la maison. Après les deux je pense que cette Marseillaise reste unique dans ma vie, c’est quelque chose de fort, c’est de l’inoubliable !

Paul, tu es conscient que pour relancer le rugby Français ça ne se passera pas en un seul tournoi ?

Oui bien sûr qu’on en a conscience, parce que là c’est la première fois qu’on joue ensemble et on avait une bonne équipe d’Italie en face. Nous, c’est la première fois que l’on joue ensemble donc il y a des choses à régler et ça ne se réglera pas en un match. Il va falloir du temps et surtout bien s’entraîner ensemble.

Des regrets personnels sur ton match, satisfait pour une première ?

Non, des regrets on n’en a toujours enfin pas des regrets il faut s’améliorer après des regrets… non je ne pense pas.

Les coachs t’ont dit quelque chose à la fin du match ?

Non non, on débriefera ensemble. Là on reste tranquille, j’étais en famille j’ai tout laissé tomber et voilà.

Sur le premier essai tu arrives à passer en tombant, tu auras pu rester debout pour passer cette balle ?

D’habitude j’essaie de le faire mais là non, je ne peux pas il y a l’Italien qui monte sur moi donc je ne peux pas faire ma passe avant. Parce que même si on m’appelle je ne peux pas la faire avant. Après je vois Louis Picamoles qui est en retrait et j’arrive à lui transmettre le ballon c’est bien qu’il y ait l’essai je suis content.

Tu as touché beaucoup de ballon, c’était une consigne ou c’était ton jeu ?

Non c’était aussi des consignes de jeu, après toucher des ballons je me propose et on me file le ballon. Non je n’ai pas «gamélé» les ballons. Il faut essayer de faire vivre les ballons le plus souvent possible. Oui toucher des ballons j’aime bien ça, il faut se proposer je pense et être au soutien aussi.

Guy Novés a rappelé que le public vous avait encouragés quand ça n’allait pas très bien. Vous l’avez senti vous aussi sur le terrain ?

Oui on l’a senti, bien sûr qu’on l’a senti. C’est bien aussi de voir cet engouement-là. Les gens sont conscients que c’est une nouvelle équipe, on a besoin de tous les soutiens et à la fin ça paye puisqu’on gagne. On s’est bien fait sur le terrain et le public nous a vraiment aidés donc c’est génial.

Léo Faure
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