L’heure des bannis

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    L’heure des bannis
Publié le , mis à jour

L’arrivée du nouveau staff a permis les retours en équipe de France des « bannis » de l’ère Saint-André. Ainsi, Maxime Médard et Maxime Mermoz, ainsi que François Trinh-Duc qui est actuellement blessé, se voient offrir une nouvelle chance en bleu.

Sur les 45 possibles sous l’ère PSA, Maxime Mermoz a disputé 15 matchs ces quatre dernières années, François Trinh-Duc 14 et Maxime Médard 13. Aucun de Coupe du monde puisque, on le sait, les trois joueurs n’étaient pas du voyage en Angleterre à l’automne dernier. Trois joueurs titulaires pendant le mandat de Marc Lièvremont, dont l’histoire d’amour avec le XV de France s’est largement compliquée à l’arrivée de Philippe Saint-André. Trois des plus beaux talents, pourtant, du rugby français, reconnus en tant que tels et dont l’absence au sein d’une équipe de France jamais brillante ces dernières saisons a fait couler beaucoup d’encre.

Au vrai, ce ne sont pas leurs qualités rugbystiques qui étaient mises en cause par l’ancien staff tricolore, mais bien leur comportement. Refus de la concurrence (Philippe Saint-André n’a jamais envisagé, par exemple, d’utiliser Trinh-Duc en numéro 2), état d’esprit contestable (PSA reprochait à Maxime Mermoz d’étaler ses états d’âme, de même que son manque d’implication dans la vie de groupe) ou encore travail insuffisant (Maxime Médard manquait d’investissement selon le staff)…

Les trois joueurs ont payé leurs fortes personnalités, au sein d’un groupe finalement devenu policé et qui a fini par payer très cher son manque de caractère pendant la Coupe du monde. Guy Novès a choisi de ne pas se passer de leur talent. Même si ses relations avec Maxime Mermoz, qu’il n’avait pas conservé à Toulouse, n’ont jamais été excellentes. Même si François Trinh-Duc était blessé au moment de l’annonce du premier groupe et n’a pas encore retrouvé une forme internationale. Les « bannis » de PSA se voient ou se verront offrir une nouvelle chance durant ce Tournoi 2016. Mais sachant l’importance qu’accorde l’ancien manager toulousain aux questions de comportement, il y a fort à parier qu’ils n’en auront pas une seconde. À l’image d’un Mermoz bien moins prolixe qu’à son habitude en conférence de presse cette semaine, ils semblent l’avoir bien compris.

Emilie Dudon
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