Courteix : « Nous avons les moyens de jouer à notre meilleur niveau »

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    Courteix : « Nous avons les moyens de jouer à notre meilleur niveau »
Publié le , mis à jour

Satisfait de la préparation effectuée par ses joueuses sur place au Brésil, l’entraîneur de l’équipe de France féminine à VII, David Courteix, se veut tout de même prudent à l’orée de cette deuxième étape du circuit mondial qui se déroulera à Sao Paulo. Toutefois, il ne cache pas non plus les ambitions d’une équipe qui séduit de plus en plus.

Comment s’est déroulée la préparation de cette deuxième étape ?

Grâce aux efforts de la FFR, nous avons pu effectuer un stage sur place, ici au Brésil. Nous sommes arrivés mardi dernier (le 9 février, N.D.L.R.) pour effectuer un stage, essayer de digérer le décalage horaire et s’acclimater à des chaleurs très différentes de celles qui sont proposées actuellement en France. La semaine dernière, nous avons eu quand même jusqu’à 38 °C à San José. Il fera peut-être un peu moins chaud à Sao Paulo, mais ça reste tout de même des températures très élevées. L’an passé, nous avions beaucoup souffert de la chaleur et nous nous étions appuyés sur les ressources mentales, mais c’est insuffisant. Nous avons donc profité pour effectuer un stage en commun avec les Brésiliennes. Nous avons ainsi pu faire quatre matchs en conditions réelles. Et pour l’instant, le bilan est plutôt positif.

Quel objectif avez-vous fixé sur cette deuxième étape, après votre quatrième place de Dubaï ?

La Fédération nous a fixé comme objectif sur la saison de grignoter des places au sein du World Rugby Series. Nous avons donc pour ambition de faire mieux que l’an passé, tout en ayant en tête l’objectif final qui sera la compétition des jeux Olympiques. Sur cette étape, il y a moyen de gagner des points, de se confronter à ce qui se fait de mieux au monde. Toutes les équipes sont quasiment au complet. De notre côté, nous avons mêlé des joueuses qui ont de l’expérience et d’autres qui en ont moins. Mais sur la base de ce qui est présenté, nous avons les moyens de jouer à notre meilleur niveau. Comme d’habitude, nous allons essayer d’être le plus proche possible de notre meilleur niveau. De toute façon, on ne s’engage jamais dans une compétition pour terminer quatrième, cinquième ou sixième. On veut réussir le meilleur résultat possible. Après, l’adversité sera relevée.

Justement, comme jugez-vous le niveau de la poule dans laquelle l’équipe de France se trouve (Brésil, Japon et Angleterre) ?

Sur le papier, il y a un très gros morceau avec l’Angleterre qui nous a battus à Dubaï dans le match pour la troisième place. Quant au Brésil et au Japon, ça semble être des équipes du second chapeau. Mais pour avoir partagé beaucoup de temps avec les joueuses brésiliennes la semaine dernière, je sais qu’il y a beaucoup de qualité. C’est une équipe très agressive, entraîné par un français Youssef Driss, ancien entraîneur du Puc, qui connaît très bien le rugby, qui est un fin stratège et qui prépare ses filles toujours avec beaucoup de précautions, de minutie. Contre le Brésil, ce ne sont jamais des matchs faciles. Surtout, elles auront l’avantage de jouer à domicile, devant leur public. À six mois des jeux, le soutien populaire sera important. Évidemment, on peut se rendre ce match très abordable, mais il faudra bien rentrer dans la partie. Quant au Japon, c’est une équipe qui manque peut-être un peu de puissance, mais c’est une équipe qui joue divinement bien, qui déplace beaucoup le ballon. Avec des joueurs très véloces, très techniques. J’ai pu voir leur entraînement ce matin (mercredi), c’est très précis, très rigoureux. On respecte cette équipe. Maintenant, la poule est très ouverte. Mais à nous de faire qu’elle ne le soit pas trop quand même. Notre objectif est d’aller en quarts de finale de la Cup. Après, on verra bien.

Arnaud Beurdeley
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