Plisson : « Je n’ai pas de revanche à prendre»

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    Plisson : « Je n’ai pas de revanche à prendre»
Publié le , mis à jour

Il y a deux ans, Jules Plisson, après avoir débuté par deux victoires sur l’Angleterre et l’Italie son parcours international, avait vécu une sale soirée dans l’enfer du Millenium Stadium (défaite 27-6). Flash back et projection sur son retour à Cardiff.

Le match de 2014

« Les Gallois m’avaient ciblé. J’ai pris des avions d’1,90 m et 110 kg pendant tout le match, ça forge… Ça a bien marché. Ils m’ont surpris, ils m’ont fait mal. On a pris de sacrées séquences. Mais voilà, c’était il y a deux ans. C’est un match où j’ai beaucoup appris. Enfin, pas trop au niveau défensif (rires). Mais j’ai découvert le Millennium et j’ai compris tout ce que je devais travailler pour jouer à ce niveau. Par exemple, beaucoup de personnes m’ont reproché d’avoir loupé des plaquages. C’est parce que je sortais de la ligne défensive. Je me mettais en difficulté tout seul. Désormais je reste en ligne, je ne défends plus tout seul. Je me sens mieux.

Le contexte de 2014

« Je dois dire avant tout que c’est mon plus mauvais souvenir en équipe de France. D’abord, ce stade fermé c’est un contexte particulier. J’avoue que ça m’avait impressionné. On rentre dans le noir avec du rock à fond. Déjà que je n’aime pas ça… Et puis il y avait des lasers rouges dans tous les sens, des flammes qui sortaient de partout. Il y avait même une bête (un bouc, mascotte du régiment de fanfare gallois, N.D.L.R.) ! On s’est demandé mais ‘qu’est-ce qu’il fait là lui ?‘. Et puis d’un coup, tout s’allume. C’est comme le cérémonial avant un combat de boxe. C’est marquant. »

Le match de 2016

« Je n’ai pas de revanche à prendre. On était tous en difficulté. C’était un match compliqué. Il y avait pas mal de tension chez nous, on râlait, on n’était pas dedans, on se sentait impuissants. Aujourd’hui, j’ai un peu plus d’expérience. Et je reviens animé de la volonté de bien faire… Je suis content d’y retourner. J’ai plus d’expérience, je pense avoir progressé, mûri dans mon jeu. Je reviens plus mûr, avec plus d’expérience et la volonté de faire preuve d’un état d’esprit irréprochable. »

Le contexte de 2016

« Tout est fait pour que les joueurs se sentent à l’aise sur le terrain. Pour qu’on comprenne ce qu’il faut faire, qu’on s’y retrouve, qu’on prenne du plaisir. Mais la priorité c’est l’état d’esprit. Il doit être irréprochable. Le projet de jeu passe après. Mais on en a encore parlé pour souligner notre volonté de jouer, de déplacer le ballon. On n’a pas peur de prendre des initiatives, de tenter. De ce côté-là, on est encore une équipe insouciante. On sait qu’il y a aura des moments plus compliqués. Mais on est persuadé que le public va apprécier notre volonté de créer, de déplacer le ballon, de prendre des initiatives. »

Arnaud Beurdeley
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