Atonio : "Vincent Pelo avait des larmes aux yeux..."

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    Atonio : "Vincent Pelo avait des larmes aux yeux..."
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Uini Atonio, le droitier du XV de France, très peu utilisé lors de la dernière Coupe du monde, est aujourd'hui plus épanoui. Rencontre.

Vous n'avez pas participé à l'entraînement de mardi matin. Pourquoi ?

Nous avions une journée et demi de repos. J'ai repris l'entraînement mardi après-midi, avec les Bleus. Il fait froid, quand tu respires tu as l'impression de fumer une cigarette. Mais ça va. Je me sens bien. Hier, le staff médical nous a donnés quelques Doliprane. On peut désormais attaquer à cent à l'heure. 

Antoine Burban, trop utilisé ces dernières semaines, souffre d'une sérieuse commotion cérébrale. Est-ce important de pouvoir disposer de plages de repos de ce genre ?

Oui. Nous avons peu de vacances en Top 14. Avant le dernier week-end, Guilhem (Guirado) n'avait pas été « off » depuis le mois de novembre. 

 

Quand j'ai vu Julien Deloire (le préparateur physique) appeler Vincent, j'ai vu des larmes dans ses yeux. C'était impressionnant. Il était si heureux, si fier ! 

 

Votre coéquipier rochelais Vincent Pelo n'était pas non plus à l'entraînement de mardi matin. Pourquoi ?

Il doit dormir encore... Non je plaisante. Il était juste aux soins. 

Comment Pelo a-t-il vécu sa première sélection en équipe de France, face aux Gallois ?

Je me souviens de mon premier match. J'avais des frissons dans le dos. J'étais très content pour Vincent (Pelo). Quand j'ai vu Julien Deloire (le préparateur physique) appeler Vincent, j'ai vu des larmes dans ses yeux. C'était impressionnant. Il était si heureux, si fier ! 

La charnière dit qu'il est difficile de passer des structures du cliub à celles du XV de France. En est-il de même pour un pilier ?

Non. Quand tu joues pilier, tu baisses la tête et tu rentres dans le mec ! Tu mets des patates et des coups de tête. On n'est pas là pour passer transformer les essais. En pilier, tu marches à droite et à gauche, c'est bon. Je déconne, hein...

Pensez-vous que le XV de France manque de joueurs puissants ?

Pas du tout. Ce n'est qu'une question de détails. Des puissants, nous en avons : Jonathan Danty, Guilhem Guirado, Loann Goujon.

 

Je me suis entraîné pendant quatre mois pour jouer quarante-cinq minutes au Mondial... C'était dur mais maintenant, c'est passé. 

 

Le Stade rochelais devient l'un des principaux fournisseurs du XV de France. Que cela vous inspire-t-il ?

On travaille bien à La Rochelle. Nous sommes aussi des gentils garçons qui mettons une belle ambiance. 

Comment ?

Avec mes blagues et tout...

Avez-vous étudié la mêlée écossaise ?

Elle est très forte et a beaucoup dominé la mêlée italienne, lors du dernier week-end du Tournoi des 6 Nations. Nous devrons donc être sur nos gardes. 

L'Ecoose vous a-t-elle impressionné pendant lr Mondial ?

Bien sur ! Ils auraient du battre l'Australie en quarts de finale (35 à 34). Ils perdent ce match de seulement deux points et ont failli gagner au pays de Galles, il y a trois semaines. C'est une équipe rapide, inspirée, dotée de très bons attaquants, tels Stuart Hogg ou Sean Maitland. Ils sont également très forts dans les airs. 

Avez-vous été traumatisé par le dernier Mondial ?

Pas forcément. Lors du quart de finale perdu face aux All Blacks (62 à 13), j'ai souffert en tribunes. J'avais mal pour mes copains. Personnellement, je me suis entraîné pendant quatre mois pour jouer quarante-cinq minutes au Mondial... C'était dur mais maintenant, c'est passé. 

 

Marc Duzan
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