Rugby à dix pour les féminines de Lyon

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    Rugby à dix pour les féminines de Lyon
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Les Universitaires ont abandonné le rugby à 12 pour celui à 10. Rencontre avec deux étudiantes qui ont participé aux demies avec Lyon jeudi dernier.

L’université est un lieu d’initiation privilégié pour les rugbywomen en herbe. À Lyon, entre 150 et 180 étudiantes sont inscrits bon an mal an. Jeudi, quinze d’entre elles, étaient regroupées pour jouer les demi-finales de rugby à 10, qui a remplacé, cette saison, le rugby à 12. Performance et qualification en jeu pour les finales nationales à Marcoussis, beaucoup évoluaient en club, au Lou principalement. Deux seulement n’étaient pas licenciées FFR : Elorri, 20 ans, étudiante en première année à l’EM Lyon, et Marie, 22 ans, étudiante en Master 2 en anglais, à l’ENS. Mais les deux ne sont pas venus au rugby, à VII d’abord, par hasard. Elles viennent de régions rugbystiques. Elorri a évidemment grandi au Pays basque. Mais elle a découvert le rugby, il y a peu de temps, lors de sa prépa à Versailles. « Ils faisaient en sorte de nous laisser libre le jeudi après-midi pour qu’on puisse faire du sport », sourit la capitaine des « Jeanine », l’équipe de son école. Originaire de Corrèze, Marie, dont le papa était rugbyman, a débuté plus tôt, au lycée, à Tulle.

FAIRE PROGRESSER LES FILLES

Ce passage à 10 a été intense. La qualification a été acquise, de justesse, Toulouse s’étant montré trop fort (défaite 43-7) pour les Parisiennes et les Lyonnaises, qui sont passées au point-average. « C’était du bonheur de jouer avec des filles plus expérimentées, ça pousse à mieux jouer pour être au niveau », se réjouit Marie. Pas sûr pourtant qu’elle prenne une licence l’année prochaine, avec l’Agregation à préparer. En stage de juillet à décembre, Elorri risque également de devoir renoncer. Il n’empêche que l’objectif pédagogique est atteint, avec une qualification acquise et une première initiation au rugby à 10 plutôt intéressante. « La technique individuelle, les déplacements, la recherche d’intervalles sont essentiels, comme dans le rugby à VII, explique Stéphane André, enseignant en Staps à Lyon I. Le but reste d’apporter du contenu technique et de faire progresser les filles. »

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