Fofana : «Ils sont électriques, ces Anglais!»

  • Fofana : «Ils sont électriques, ces Anglais!»
    Fofana : «Ils sont électriques, ces Anglais!»
Publié le , mis à jour

Après son retour au poste d’ailier, l’international Wesley Fofana revient sur sa performance à Murrayfield et se projette sur le crunch, samedi, face aux Anglais. Avec envie et détermination.

Quel a été le retour du staff après la défaite en Écosse ?

Il y avait beaucoup de déception car, si nous avions réussi à conserver certains ballons importants, le match aurait pu tourner en notre faveur. Après, quand le sélectionneur n’est pas content d’un comportement sur le terrain, forcément, il le fait savoir.

Comment vous êtes-vous adapté au projet de jeu de Guy Novès ?

Les différents stages auxquels j’ai pu participer m’ont permis de bien comprendre ce qu’on attendait de moi. Évidemment, ensuite, tout s’est fait en vitesse accélérée. J’ai essayé d’emmagasiner un maximum de choses en peu de temps pour être performant sur le match.

Quel retour faites-vous sur votre replacement au poste d’ailier ?

J’ai essayé de faire avancer l’équipe à chaque ballon touché et d’être constant en défense, ce qui passe par une bonne communication avec les centres. On n’a pas eu énormément de ballons mais je m’adapte. Cela fait partie de la vie d’un joueur professionnel. Ce n’est pas plus difficile qu’autre chose. J’ai surtout essayé de rester appliqué tout au long de la rencontre.

Avez-vous parfois eu le sentiment d’être aspiré par le centre du terrain ?

Parfois, je me suis senti attiré par le milieu du terrain, mais le projet de jeu demande aux ailiers d’étirer au maximum la défense adverse et de bien rester placé. Après, les repères reviennent vite. Je ne suis pas constamment en train de me dire : « Non, ne va pas au centre. » Je sais ce qu’on attend de moi.

Comment Guy Novès vous avait-il proposé ce nouveau défi ? Était-ce ailier ou rien ? Ou ailier dans un premier temps et on verra plus tard ?

Ça, c’est le genre de choses que vous ne saurez pas. En tout cas, ce n’est pas moi qui vous le dirais. J’ai plutôt envie de parler d’autre chose. Je crois avoir suffisamment parlé de ce sujet. Ça ne sert à rien de revenir à chaque fois sur ce sujet. Ce n’est pas moi qui choisis. Je me mets au service de l’équipe. Tout simplement.

Ce débat-là vous lasse-t-il ?

Ça fait un peu quatre ans qu’on en parle. À chaque fois que je joue ailier, on m’en parle. Ça ne me lasse pas, mais j’ai un peu l’impression de répéter toujours la même chose.

Mais jouer ailier avec Guy Novès est-ce la même chose que jouer ailier avec Philippe Saint-André ?

Vous ne lâchez pas le morceau ! Je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat. Le week-end dernier, je n’ai pas touché beaucoup de ballon non plus. Tout dépend aussi de notre capacité à conserver le ballon, à enchaîner les temps de jeu. Si c’est le cas, les ailiers auront plus de ballon. Il est évidemment que dans le projet de jeu actuel, les ailiers prennent une part prépondérante.

Après ces deux défaites, la confiance et le moral ont-ils été ébranlés ?

Je n’en ai pas l’impression. Après, chacun vit peut-être le truc différent.

Pour battre l’Angleterre, sur quel ressort peut-on jouer pour élever son niveau de jeu ?

Ce sera important de les agresser, autant en attaque qu’en défense. Et ne pas hésiter à jouer les duels. Ces Anglais, on a peur d’eux, mais on les a déjà battus. On les connaît bien. Ils sont très bien organisés, mais je pense qu’il y a des choses à faire, notamment sur les duels.

Pourtant, la ligne de trois-quarts anglaise paraît plus dense que la vôtre ?

C’est sûr, ils sont électriques, ces Anglais ! C’est le genre de joueurs que tu n’as pas trop envie de croiser. Quand tu en as un dans la ligne, c’est emmerdant. Quand ils sont tous dans le même moule, c’est délicat. À nous de bien communiquer et de monter le curseur au niveau de l’agressivité pour les faire reculer.

Êtes-vous impatient de jouer ce match ?

Ah oui, ce sont les meilleurs matchs à jouer. On a vraiment envie de finir en beauté.

Si vous vous qualifiez pour les demi-finales du Top 14 avec Clermont, vous ne pourrez pas prétendre à la tournée de juin en Argentine. Avez-vous à l’esprit que ce dernier match du Tournoi est une occasion importante pour marquer des points ?

C’est un paramètre auquel je n’ai pas pensé. Le groupe a surtout envie de bien terminer cette compétition sans penser aux prochaines échéances. J’ai déjà vécu de belles choses avec l’équipe de France, je ne pense pas forcément à ce qui se passera après le prochain match.

Arnaud Beurdeley
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?