Les Irlandais implacables

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Les Verts ont fini sur une victoire. Elle ne souffre d’aucune discussion vu leur maîtrise et leur sang froid. Les Ecossais ont trop gaspillé leur énergie.

Double vainqueurs sortants, les Irlandais ne seront donc pas tombés trop bas. Ils ont assuré une deuxième victoire de rang qui les assurait de terminer au pire à la quatrième place du Tournoi avant France-Angleterre. Ce succès 35 à 25 des hommes de Jamie Heaslip ne fut guère remis en question par l’Ecosse, sauf le temps d’un essai fabuleux de Stuart Hogg, une relance de 50 mètres qui restera comme l’un des plus beaux exploits personnels de ce Tournoi 2016. Mais les Irlandais étaient les plus forts et les plus efficaces collectivement parlant, ça ne fit pas l’ombre d’un doute. Sur quoi ont-ils gagné le match sur leur faculté à occuper le plus vite possible le camp adverse par le jeu au pied de Sexton et par leurs fameuses séquences de jeu à une passe plus ou moins rythmées, ce n’est pas un jeu forcément spectaculaire, on ne cherche pas les off loads, mais ça oblige souvent l’adversaire à faire des fautes. Le carton récolté par John Barclay pour fautes répétées aboutit au premier essai de CJ Stander sur pénaltouche. Puis une mésentente sur un rebond entre Hogg et Semour profita à Earls. A la pause, les Verts étaient

Devant, 21-13 et l’issue de la rencontre était pliée . Les Irlandais avaient eu la maîtrise du ballon à outrance, 90 pour cent sur les 22 premières minutes. La deuxième période fut plus partagée en terme de possession de territoire, mais les Irlandais restaient les plus pragmatiques, un carton jaune infligé à Dunbar pour plaquage dangereux, leur facilita la tâche pour un nouvel essai après pénaltouche (Murray passant par un trou de souris). Toner en rajouta une couche sur le même type de situation avec juste un ballon écarté en plus. Voilà comment les hommes de Joe Schmidt ont disposé de ceux de Vern Cotter, avec un grand professionnalisme. Les Ecossais ont marqué deux essais assez  jolis pour réduire la marque, mais ils ont gaspillé trop d’énergie pour sortir de leur camp à coup d’attaques bravaches et presque suicidaires.

Jérôme Prévot
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