Marseille veut arrêter de chuter

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    Marseille veut arrêter de chuter
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Le Stade Phocéen vient d’affronter le Smuc, lors du derby marseillais. Après plusieurs saisons de chute, il lui reste deux matchs pour se maintenir.

Loin du faste du Top 14 et du choc programmé le week-end prochain au stade Vélodrome, entre Toulon et Clermont, le Stade phocéen tente de survivre dans les profondeurs des championnats. Petit retour en arrière : en 2012, le Stade phocéen Marseille-Vitrolles, un an après son titre de champion de France de Fédérale 2, était relégué administrativement de Fédérale 1 à Fédérale 3. Depuis, son successeur, le Rugby Club Stade phocéen, n’a pas cessé de dégringoler. En 2013, il était relégué en Honneur, puis en Promotion Honneur un an plus tard. La saison dernière, il avait réussi à se maintenir à la dernière journée.

600 personnes au stade

Cette année encore, il est sur la corde raide, à la lutte avec trois équipes pour décrocher la deuxième place des play-down, synonyme de maintien. Il y a huit jours, il a fait une mauvaise opération en s’inclinant à domicile contre son voisin, le SMUC (6-20). Pour le derby marseillais, les dirigeants avaient réussi à disputer le match au stade Delort, à côté du stade Vélodrome, pour une fête réussie, avec en lever de rideau, les espoirs de Provence Rugby, qui ont affronté Albi. Six cents personnes ont assisté aux matchs, une belle réussite, dans une ville où le foot est roi, et à un niveau relativement anonyme.« C’est bien, d’autant que nous n’avons obtenu l’homologation du stade le jeudi précédent et que nous n’avons pas pu communiquer, se réjouit le président du Stade phocéen, Augustin Marie, jeune président (23 ans), en poste depuis le début de saison. Nos élus de secteurs ont été agréablement surpris. L’organisation était parfaite. Nous avons montré que nous savions bien faire les choses. Nous ne sommes pas sur les bords de la Garonne mais il y a de la demande. »

Il y a également d’autres difficultés. Le club paie encore les erreurs du passé. Et les instances administratives n’ont guère été conciliantes. Après avoir rempli tous les papiers pour faire homologuer - provisoirement - le stade, le dirigeant a appris le vendredi soir qu’il n’aurait pas le droit d’installer une buvette et qu’il devait s’attacher les services d’une entreprise de nettoyage. Au final, l’addition, partagée avec le Smuc est salée (2 000 euros). Le comité pourrait également faire un geste.

Il en faudrait plus pour décourager Augustin Marie, au club depuis l’âge de 7 ans. Patiemment, il essaie de retisser des liens dénoués avec le temps. Avec Gemenos, Provence Rugby, Aubagne et le Smuc, les contacts permettent des actions concertées. « Nous arrivons à mieux dialoguer qu’avant, reconnaît le président du Smuc, Jean Dami. C’est une belle avancée. Le stade Delort est un outil intéressant. Il faudra organiser à nouveau ce genre d’événements. »

Il reste maintenant à assurer le maintien sportivement sur le terrain. Et à mieux cohabiter avec Marseille Huveaune (Deuxième Série), avec qui, le Stade phocéen, partage les installations. Dans tous les cas, il faudra du temps pour revoir un club marseillais retrouver le niveau fédéral…Par Sébastien Fiatte

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