Saint-Raphaël se perfectionne

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    Saint-Raphaël se perfectionne
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Aux portes de la Fédérale 3 la saison dernière, Le club varois a longtemps joué les trouble-fête, et continue de se structurer.

Le 24 avril, Saint-Raphaël se déplacera à Gruissan le cœur léger pour le dernier match de championnat. L’ambiance a en effet bien changé au Carf. Il y a un an, l’état d’urgence avait été décrété dès le mois de janvier, et Raphaël Roggi, accompagné de Nicolas Durand, aujourd’hui à Lyon en Pro D2, arrivé comme pompier de service, avait réussi à éteindre l’incendie lors de la dernière journée, à Aubagne, remportant la finale pour le maintien et expédiant le promu en Fédérale 3. Avec un groupe quasiment inchangé (5 départs dont trois arrêts et six arrivées), il a longtemps rêvé de qualification mais Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape, puis Hyères-Carqueiranne, lui ont remis les pieds sur terre lors des deux dernières journées. « Mais nous faisions partie des Petits poucets, rappelle Raphaël Roggi, associé cette année à Christian Panzavolta, qui prépare les avants. La poule était dure, avec Hyères-Carqueiranne, Nîmes, Nice, Châteaurenard, Tricastin… Autant de clubs avec des valeurs, de très bons joueurs et des budgets plus conséquents que le nôtre. Les joueurs ont adhéré au projet de jeu et un groupe est né. Nous nous sommes maintenus à cinq journées de la fin. »

Un travail de longue haleine

La victoire en terre niçoise, lors de la première journée, a également donné confiance à l’équipe. Mais l’un plus gros succès du club réside dans la pérennité de son centre de perfectionnement. Formé à l’école de rugby du Carf, l’ancien demi de mêlée, parti ensuite en sports études à Toulouse avant de porter les maillots de Nice, Mandelieu, Istres et Montpellier, en assure le fonctionnement pour la deuxième saison. Après avoir entraîné toutes les catégories au club, il entend lui permettre de continuer à alimenter l’équipe première, faute de moyens financiers en adéquation avec la (dé)-mesure actuelle. Deux fois par semaine, les lundis et mercredis soirs, il retrouve quatorze joueurs de moins de 18 ans. « Le lundi, ils bénéficient d’une heure trente d’aide à l’étude avec un ou deux professeurs de nos connaissances, rappelle le coach. Ensuite, en plus de leurs entraînements hebdomadaires collectifs, nous travaillons la préparation physique et à base d’ateliers individuels. C’est un travail de longue haleine. »

Les fruits n’en sont pas encore attendus de suite. Rares sont les joueurs qui pourront intégrer l’équipe fanion la saison prochaine. Peu importe, l’essentiel est de prendre rendez-vous pour l’avenir. Et de savourer le moment présent. « Quand j’ai vu la composition de la poule, j’aurais été content de terminer septième, souffle le président, Christian Carillo, à la tête du club depuis quatre ans. Nous avons des résultats, de nouveaux bénévoles, des femmes, nous ont rejoint. Il faut savourer ce beau moment. » Avec près de quatre cents licenciés, grâce à la dynamique créée par les résultats de Toulon et à la médiatisation de la Coupe du monde, Saint-Raphaël espère encore jouer les trouble-fête longtemps en Fédérale 2, où il évolue depuis sept saisons.

Par Sébastien Fiatte.

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