Slimani: "Ça fait chier !"

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    Slimani: "Ça fait chier !"
Publié le , mis à jour

Très touché par cette cinquième défaite à domicile concédée face à Montpellier, le pilier du Stade français, Rabah Slimani, a eu le courage de venir aux questions de la presse. Si l’international français assure que le Stade français ne lâchera rien, il avoue ne pas trouver d’explication aux maux qui ronge son équipe.

Que pensez de ce match ?

Que nous n’avons rien lâcher ! On a tout de même montré que cette équipe n’était morte. Évidement, on a encore perdu (il souffle longuement), mais on ne lâchera rien. L’état d’esprit est quand même positif. On a passé une bonne semaine, on s’est bien entraîné. Malheureusement, on repart avec zéro points.

 

Comment expliquez-vous cette saison qui tourne vraiment mal ?

Je ne sais pas quoi vous dire, c’est exactement la même équipe que l’an dernier. Il y a des choses qui passait l’an passait, qui ne passent plus cette saison. C’est comme ça. On va vite finir cette saison. De la meilleure des façon, j’espère. Et après, vite passer à autre chose.

 

La fin de saison ne s’annonce-t-elle pas trop longue ?

Il ne reste que cinq matchs. Il nous faut vite retrouver cette notion de plaisir. Aujourd’hui, malgré la défaite, on s’est quand même envoyé. Ça fait un moment qu’on attendait ça. La semaine dernière, face à Leicester, on a manqué de peu de ça. Malheureusement, la frustration est là en raison de la défaite. On aurait préféré la victoire, évidemment.

 

Quel a été le discours des entraîneurs ?

Ils nous ont répété que la saison n’était pas terminée, que notre groupe vit bien et qu’il faut que ça continue ainsi et que, même si nous n’avons pas d’objectif précis sur cette fin de saison, on se doit de bien représenter le club. Et puis, c’est peut-être bête à dire, mais il nous faut aussi assurer le maintien. Et se faire un peu plaisir pour ne pas rester la tête au fond du sac.

 

Est-ce possible de retrouver du plaisir aujourd’hui ?

Nous sommes des grands garçons. On sait se parler, se dire les choses. Sans forcément parler que du négatif. L’an dernier, je le répète, c’était la même équipe et on a fait de belles choses. Cette saison, ça n’a jamais voulu passer. C’est comme ça. Mais, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas retrouver du plaisir.

 

Comment expliquez-vous que vous ne semblez pas être libérés sur le terrain alors que cela avait fait votre force l’an passé ?

Je n’en sais rien ! Car on voit bien sur la dernière action du match, alors que la rencontre est perdue, que lorsqu’on veut jouer, on arrive à faire des trucs sympas.

 

Affirmer que vous jouez le maintien alors que le risque semble minime, n’est-ce pas vous rajouter de la pression inutilement ?

Mathématiquement, nous ne sommes pas sauvés. C’est un fait. A partir de là, on ne peut pas dire autre chose.

 

On vous sent très touché par cette nouvelle défaite...

Oui parce que perdre encore à la maison, même si c’était contre une belle équipe de montpellier, ça fait chier. Et quand on repense où nous étions l’an passé à la même période, c’est franchement frustrant.

 

Ce groupe ne manque-t-il pas un peu de rebellion ?

Peut-être...

 

Est-ce que ça suffit de se dire les choses au sein du groupe ?

Même en se disant les choses, parfois ça ne suffit pas. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Ce qui est bien, c’est que le groupe reste soudé malgré les mauvais résultats. Il faudra repartir sur de nouvelles bases au mois de juillet.

 

Seulement le groupe ne devrait pas beaucoup évoluer...

Pour moi, ce n’est pas un problème. On a été champion de France l’an dernier avec exactement les mêmes joueurs. Pourquoi tout changer ? On a raté cette saison. C’est arrivé à d’autres équipes, non ?

 

 

Arnaud Beurdeley
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