Super Rugby : Bilan à la mi-saison

  • Super Rugby : Bilan à la mi-saison
    Super Rugby : Bilan à la mi-saison
Publié le , mis à jour

Les franchises néozélandaises au top, les Waratahs à la peine et les petits nouveaux sont bons derniers.

Huit journée dans la compétition et il est de plus en plus probable qu’une équipe néo-zélandaise termine champions. La seule difficulté est de prédire laquelle des Chiefs, Crusaders, Hurricanes ou Highlanders vont gagner.

Quatre des cinq franchises Kiwi sont dans le top huit. Six points séparent les Chiefs (29 points) et le cinquième Highlanders (23). Les Crusaders et les Hurricanes, avec 27 et 25 points respectivement, ont amassé plus de points que le second, les Stormers (24), mais en raison des caprices du système de conférence, l’équipe d’Afrique du Sud — qui ne jouera aucune équipe de Nouvelle-Zélande d’ici la fin de la saison, bénéficie d’une position élevée et privilégiée.

La Coupe du Monde comme déclic

Les franchises néozélandaises ont l’habitude de dominer le Super Rugby (13 victoires et 9 finales perdues). Avec la victoire en Coupe du Monde, la deuxième d’affilée, il y a un véritable essor et ça se ressent dans le résultat des franchises cette saison. Les Chiefs, qui ont marqué près de 40 points par match, en moyenne, dominent largement le championnat. Des joueurs comme Damian Mackenzie, Aaron Cruden et James Lowe feront sûrement partie du squad des All Blacks lors de la triple confrontation de juin contre les Pays de Galles.

Après un mauvais départ, les Hurricanes commencent à montrer des signes de puissance, celle qui a fait la leur l’année dernière. Le champion en titre, les Highlanders, même s’ils restent sur une défaite face aux Reds, sont toujours en course pour une place en barrages.

TOP CHIFFRES FRANCHISES NEO-ZELANDAISES

Blues :

Passes : 172

Succès Ruck : 96 %

Chiefs :

Points par match : 39.6

Essais points par match : 5.6

Metres parcourus : 542,1

pertes en ligne perdue : 0,9

Crusaders :

Offloads : 15,6

Plaquages réussis : 87 %

Les Waratahs en souffrance

Le champion 2014 est à la peine cette saison. Après 7 matchs, les coéquipiers d’Israel Folau pointent à la 13e place du classement. Avec deux défaites face à un concurrent direct, les Brumbies, la franchise de Sydney ne verra sûrement pas les barrages cette saison. Signe révélateur, la méforme de certains cadres de l’équipe. Bob Dwyer, ancien sélectionneur des Wallabies s’est même insurgé contre le niveau de jeu de Michael Hooper, capitaine des Tahs. Le consultant est même allez plutôt loin en disant de lui qu’il était le pire flanker d’Australie cette saison. Sauf retournement de situation improbable, les Brumbies sont le mieux partis pour représenter l’Australie lors des barrages. Seuls les Rebels peuvent venir déranger les hommes de Stephen Larkham. Les Reds partent de trop loin pour venir chercher une qualification.

La surprise Lions

On ne l’attendait pas celle-là, dans une poule où les Sharks faisait figurent de grand favori, ce sont les Lions qui sont leader de la poule Africa 2. Les Lions sont même la seule équipe à avoir fait chuter les Chiefs. Enmenés par un Elton Jantjies de feu, qui pourrait bien faire partie de l’équipe des Boks en l’absence des Pollard, Lambie et consor. Les Golden Lions sont le vent de fraîcheur du Super Rugby.

Les nouvelles franchises

Elles sont trois. Les Sunwolves, qui devraient essentiellement ressembler à l’équipe nationale du Japon l’année prochaine. Les Jaguares, la franchise argentine. Et les Kings, 5e franchise sud-africaine. A la mi-saison, les Sunwolves sont bons derniers du Super Rugby. Ils viennent même de rentrer dans l’histoire du championnat en encaissant la troisième plus grosse défaite de l’histoire du championnat (92-17 face aux Cheetahs).

Les Kings, sont à peu près au même niveau que les Japonais. Ils n’ont gagné qu’un match et c’est face à la lanterne rouge. Ces deux franchises n’ont pas encore le niveau demandé.

Les seuls qui subsistent un peu, ce sont les Argentins. Les Jaguares n’ont eux aussi gagner qu’un match, c’était en ouverture face aux Cheetahs. Mais à chaque sortie on sent qu’ils progressent, et pour une première saison, c’est prometteur. Il faut qu’il tempère cette folie qu’il y a dans leurs gènes. Celle qui ordonne la passe de trop, le soutien de trop. Il y a un peu trop d’envie et d’indiscipline. Ils perdent des matchs de peu, 24-16 face aux Blues 32-15 face aux Crusaders. La fin de saison peut être bénéfique pour les coéquipiers de Juan Martin Hernandez.

Philippe Peronne

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?