La Baule : une barrière abattue

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    La Baule : une barrière abattue
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Pour la première fois de leur histoire les Baulois vont se poser sur la planète Fédérale 3. Une exploration qu’ils préparent méthodiquement.

La Baule. Sa plage qui étire son sable fin sur 9 km. Sa baie membre du club très officiel des 40 plus belles baies du monde en compagnie du Mont Saint Michel, de San Francisco ou d’Ha Long. Et depuis cette année, plus modestement, son club de rugby né en 1972 et qui vient d’accéder pour la première fois de son histoire à la Fédérale 3. Tanguy Kerdrain est le talonneur du pack baulois, mais aussi le responsable communication du club. Il exprime la fierté des joueurs de transporter demain sur des terres extérieures au Pays de la Loire, le nom d’une ville où il est plutôt de bon ton de monter sur des chevaux ou de frapper des balles jaunes. C’est davantage culturel, alors qu’il y a des questionnements au sujet du sport collectif rugby. Ces barrières, les présidents Alex Camus et Denis Liébault soutenus par de remarquables bénévoles se sont évertués à les abattre en respectant une stratégie de développement. La réussite est sportive et le technicien Thierry Gatineau, en charge du projet, y a grandement contribuée. Mais lorsque, en mars dernier, il a fait le choix d’une nouvelle orientation de sa carrière, les coachs Eduardo Padro Palermo et Greg Maurin ont parfaitement assumé la succession. On connaît la suite, les coéquipiers des capitaines Alejandro Krancz et Jérémy Saluben invaincus ont enchaîné 19 victoires jusqu’au titre territorial. « Pour les joueurs c’est l’aboutissement du travail d’une saison, souligne Tanguy Kerdrain. Il y a eu un management très autonome et nous avons défini nos objectifs. Le challenge était de ne pas perdre un seul match et nous l’avons relevé. Le club a trouvé un équilibre entre son histoire et l’ambition de la nouvelle équipe dirigeante qui se donne le droit de structurer un projet plus attractif. Et la Fédérale 3 change tout. Nous pensons au futur derby contre Trignac, c’est un vrai tournant pour le rugby baulois en termes médiatiques. Mais le plus important est que nous soyons à une place qui nous correspond mieux. »

Donner du plaisir

Au sommet de ce premier col, les Baulois ne veulent pas en rester là. Le budget de 230 000 € devrait bondir à 300 000 pour se donner les moyens de consolider les fondations sur le double aspect structurel et humain. C’est ainsi que le RCB emploie quatre salariés dédiés exclusivement au développement de l’école de rugby et des jeunes. Sauf que la cité touristique ne connait pas une démographie galopante. « La Baule est une ville de prestige en déficit de jeunes, développe Tanguy Kerdrain, alors qu’à côté, Guérande est un vrai poumon de vie. Nous avons validé ce rassemblement qui était l’un de nos plus gros enjeux et nous sommes très satisfaits de la dynamique. C’est un succès, nous avons doublé l’effectif de l’école de rugby. » Sur les rails flambants neufs de la Fédérale 3, la locomotive RCB s’apprête à tracer sa voie. Tous ceux qui montent à bord ont une mission première que rappelle le talonneur baulois : « Nous devons en priorité donner du plaisir par le jeu, des moins de six ans aux seniors. On ne veut pas tout écraser, nous ne serons jamais en Pro D2, mais nous devons rassembler, créer du lien et avoir une identité bien claire sur l’ensemble du club. Il est naturel de construire un projet un peu ambitieux. » Quant au cadre de vie des rugbymen baulois, vous pouvez le découvrir en consultant le site de l’office de tourisme…

Par Gérard Piffeteau

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