« Ma priorité a toujours été de rester »

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    « Ma priorité a toujours été de rester »
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L’entraîneur des avants de Brive, Didier Casadéï, l’ancien pilier du club poursuivra sa mission au CABCL lors des trois prochaines saisons.

Quelle a été l’ambiance en début de semaine après la lourde défaite à Agen ?

On sait que l’on a fait un mauvais match, on s’est dit des choses entre nous. Nous étions déçus. Maintenant, ce match-là est passé et nous avons basculé sur le match du Racing.

Comment motiver les troupes alors que l’objectif de se qualifier est maintenant hors d’atteinte ?

Nous n’avions pas un véritable objectif de qualification avant Agen. L’objectif était de gagner le plus de match possible et de finir à la meilleure place possible. Avec le résultat du week-end dernier, ce sera difficile de viser les sept premières places donc l’objectif sera d’essayer de finir huitième, si on peut.

Existe-t-il un petit championnat avec La Rochelle et Grenoble ?

Nous ne sommes pas sur les quatre matchs qui restent mais seulement sur le match du Racing. On veut surtout redorer notre blason par rapport à notre non-match de la semaine dernière face à une belle équipe du Racing. Car si elle joue la finale de la Coupe d’Europe une semaine plus tard, ceux qui seront sur le terrain seront déterminés à faire un bon match et même avec une équipe remaniée à Toulouse, le Racing a failli l’emporter à Toulouse, qui a gagné à Toulon. Donc, tout ça me fait dire qu’il ne faut pas fanfaronner et pour avoir une petite chance de gagner il faudra que l’on soit à notre meilleur niveau.

N’êtes-vous pas agacé d’entendre que Brive va affronter l’équipe B du Racing 92 ?

La première des choses est de ne pas s’occuper des autres. Quoi qu’il en soit, l’équipe du Racing qui viendra sera très performante et personnellement je pense qu’il est dommage que l’on ne joue pas leur équipe soi-disant type car, à une semaine de la finale de la Coupe d’Europe, nous aurions eu plus de chance de gagner que face à leur équipe remodelée. Là, des joueurs vont vouloir se montrer et le Racing est un très grand club avec 41 joueurs sous contrat. Ils sont aussi très bien entraînés. C’est une équipe très difficile à manœuvrer.

Quels rapports entretenez-vous avec Laurent Travers, l’entraîneur du Racing 92 ?

Nous sommes amis depuis notre époque briviste, à laquelle nous avons eu le plaisir de vivre des moments exceptionnels avec nos potes du club avec le titre de champions d’Europe. Laurent était déjà le même ! Perfectionniste, travailleur, humble et intelligent. Il est pareil comme entraîneur et il a des résultats qui parlent pour lui. Je lui souhaite le meilleur ainsi qu’à l équipe du Racing 92 pour leur finale la semaine prochaine. J’espère juste qu’il réserve deux ou trois coquineries aux Anglais plutôt qu’à ses amis brivistes.

Vous venez de prolonger à Brive jusqu’en 2019, en même temps que Philippe Carbonneau. Était-ce important de continuer l’aventure ensemble ?

Je suis très content de continuer avec Brive dans un club qui m’est cher. L’aventure se poursuit avec l’ensemble du staff et les dirigeants et le président Jean-Jacques Bertrand avec qui nous avons de bons rapports. Mais l’important, c’est Brive, ce n’est pas Casadéï. Aujourd’hui à Brive, nous marchons en confiance. Nicolas Godignon fait un travail formidable. Avec Philippe, nous sommes là pour l’épauler. Nous avons une amitié forte entre nous-même si ça ne nous empêche pas d’avoir des frictions comme tout le monde car nous passons beaucoup de temps à travailler ensemble. Mais, nous sommes vraiment ravis de continuer à travailler tous les trois. Peut-être qu’un jour, un de nous aura envie de travailler ailleurs ou envie d’arrêter, et nous travaillerons avec d’autres personnes. C’est pour tous les métiers comme ça. On ne sait pas de quoi demain sera fait.

Prolonger à Brive, était-ce une évidence ?

Je ne sais pas si c’était une évidence car nous sommes dans un rugby professionnel, donc les choses ne sont pas écrites pour la vie. J’ai eu d’autres sollicitations mais ma priorité a toujours été de rester au club. Mais c’est aussi un métier très difficile, très contraignant, et j’aurai pu tout aussi bien arrêter. Maintenant j’ai pris la décision de continuer, j’en suis très heureux et je suis très motivé.

La conquête briviste et le jeu d’avants du CABCL ont souvent été mis en exergue cette saison, êtes-vous satisfait des progrès effectués ?

Il faut souligner l’investissement des joueurs et leur parfaite adhésion au projet. Ils sont aussi capables de se remettre en question. Je suis vraiment content de mes rapports avec les joueurs. je trouve que nous faisons un travail correct. Nous sommes relativement satisfaits de ce qui s’est passé cette saison mais nous avons encore beaucoup de progrès à accomplir. Il faut toujours s’améliorer sinon on régresse. Des choses ont marché cette année, mais il faudra faire encore mieux pour rivaliser la saison prochaine avec toutes les grandes équipes du championnat. Notre grande force a toujours été l’humilité, en essayant de faire plutôt que de dire.

Le club vient de faire signer deux nouveaux piliers pour la saison prochaine, Soso Bekoshvili et Patrick Toetu, pouvez-vous nous en parler ?

Malgré tous les efforts faits par le club, Brive c’est une petite ville et nous sommes obligés de tous s’unir pour avoir le maximum d’argent mais nous aurons la saison prochaine, ou le 13e ou le 14e budget, donc nous essayons de faire des choix les plus judicieux par rapport à l’argent qui nous est attribué. Après le recrutement, c’est très difficile, ce n’est pas une science exacte et tout le monde se trompe. D’un côté et de l’autre, car des joueurs s’adaptent aussi mieux à des clubs qu’à d’autres. Maintenant, je ne vais pas évoquer les piliers que nous avons recrutés car nous avons une saison à finir. Donc ce n’est pas le moment. Concentrons-nous sur la réception du Racing 92.

Nicolas Augot
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