Aurillac avec son grand huit

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    Aurillac avec son grand huit
Publié le , mis à jour

Au terme d’un match gâché par des pluies diluviennes, les Aurillacois se sont finalement imposés à coups de jarrets, de "rognons", et d’avancées dans l’axe.

Il faut dire qu’aux fesses d’une mêlée salvatrice, les locaux se sont remis le rugby à l’endroit au fur et à mesure de leur mainmise dans ce secteur de jeu. Car pour le reste, Basques comme Cantaliens n’ont jamais lâché une once de terrain, un centimètre de casque ou l’épaisseur d’un carton jaune. Encore au coude à coude à l’heure de jeu, seize partout, c’est pourtant dans la punition récoltée par le gaucher biarrot, Laurent Cabarry, que les partenaires de Max Petitjean auront finalement trouvé la clef du verrou visiteur. Voilà comment, les recevants s’en sont allés pêcher un nouveau succès et, quasiment sur la sirène, un dernier essai synonyme de victoire aux forceps Avec les vainqueurs Dominateurs devant, les Cantaliens ont obtenu, de haute lutte, la chance de disputer leur demie finale à Jean Alric. Que du bonheur !

Au bout de la pluie !
Monsieur Ramos avait déjà sifflet la fin du jeu depuis un bon quart d’heure et les gladiateurs locaux avaient, quant à eux, déjà salué à maintes reprises leur supporters qu’un attroupement frissonnait encore au pied de la tribune de presse, les yeux rivés sur un écran d’ordi devenu subitement minuscule et sur un chrono paraissant fonctionner au ralenti. A l’autre bout de la ligne internet, Bayonnais et Montois continuaient donc d’en découdre jusqu’à la délivrance expédiant conjointement basques et auvergnats en demie à domicile. Ouf, mais que ce fut long à se décanter. Autant que le match venant d’opposer Aurillac à Biarritz. Et si d’aucuns avaient pu penser que ce match compterait pour un poil de beurre dans le gâteau basque, sur le pré il s’en est fallu d’un rien pour que les stadistes n’avalent le rat et la queue qui va avec. Mais bon, au final l’honneur est sauf et leur soif de ne rien lâcher à Jean Alric intacte. Pourtant, en débutant vent de face et gouttes de pluie dans l’œil, les locaux se sont trouvés forts dépourvus quand, au retour des agrumes, la flotte et les bourrasques leur arrivaient encore et toujours dans les naseaux. Un revirement de situation qui a finalement favorisé des partenaires de Maxime Lucu, venus avec la ferme intention de ne pas s’en laisser compter et bien décidés à brouiller les cartes.

Face à l’entreprise de démolition des garçons de David Darricarrere, les Aurillacois ont dû s’armer de patience et remettre sans cesse le panzer dans le sens de la marche avant. C’est ainsi qu’à force d’opiniâtreté, les Rouge et Bleu ont fini par percer la muraille adverse, grâce aux panards de Maxime Petitjean, à un essai de pénalité et, pour finir, sur un ballon porté d’école. L’essai de la délivrance après onze mois passés à ferrailler et quarante-quatre semaines à rêver de phases finales comme d’autres fantasment à l’Arlésienne. « J’ai du mal à réaliser, confirment Thiery Peuchlestrade. L’objectif de début de saison fixé par le Président Millette est atteint, mais jouer cette demie finale à la maison, c’est proprement incroyable. C’est vraiment fabuleux pour notre groupe et pour un public qui mérite bien ce cadeau. En plus, aujourd’hui, nous avons joué les deux mi-temps contre le vent, comme si les éléments nous en voulaient. Mais les gars ont su s’adapter pour aller chercher cette victoire et donc cette qualification. On a su pousser les Biarrots à la faute et nous avons fini par les faire lâcher, mais que ce fut difficile. Je crois qu’en face de nous, nous avions retrouvé le vrai Biarritz-Olympique ». Tiens, en parlant de retrouvailles ce sont donc les Montois qui vont pointer leurs godasses à Hélitas samedi prochain. On a vraiment hâte !

Fiche technique : 

AURILLAC – BIARRITZ : 24 – 16
A AURILLAC (dimanche à 14h20)
4 000 spectateurs
Arbitre: Mr Ramos (LD)

Evolution du score : 0-3 / 3-3 / 6-3 / 13-3/ 13-6 (mt) 13-13 / 13-16 / 16-16/ 19-16 / 24-16

Aurillac : 2E Pénalité (36e), Maninoa (79e); 1T Petitjean (36e); 4P Petitjean (10e, 31e, 58e, 63e);
Biarritz : 1E Hamdaoui (46e); 1T Lucu (46e); 3P Lucu (5e, 38e, 57e)

AURILLAC - 15. McPhee (22. Renaud 32e); 14. Valentin, 13. Lilomaïava, 12. Sharikadze, 11. Luatua (21. Kemp (63 e); 10. Petitjean (cap); 9. Boisset (20. Nanette 73 e); 7. Roussel, 8. Nouhaillaguet (18. Datunashvili 53e), 6. Maïtuku (19.Vialle 67 e) ; 5. Maninoa, 4. Hézard; 3. Taukeiaho (23. Alvès 65e), 2. Leiataua (16. Pélissié 63e), 1. Fournier (17. Escur 58e) Non utilisés : / Cartons jaunes: /
BIARRITZ – 15. Sagardia; 14. Hamdaoui, 13. De Luca, 12. Borotu, 11. Davies (22. Boussuge 77e); 10. Baby; 9. Lucu (cap); 7. Placine (17. Lourdelet 65 e), 8. Soqueta (19. Latierro 51 e), 6. Guiry; 5. Hewit (21. I. Fono 59e), 4. Lund (18. U. Fono 53e); 3. Clément (23. Broster 47e), 2. Lévi (16. Ruffenach 51e), 1. Cabarry (17. Lourdelet 70e)

Cartons jaune : Cabarry (58e)

Les meilleurs :

***Maninoa
**Leaitaua, Roussel, Maïtuku; Soqeta, Lucu
*Escur, Boisset, Petitjean; Hewit, Hamdaoui

Infirmerie :
Aurillac : le trois quart-aile, Alex Luatua, se plaignait encore d’un genou à l’issue de la rencontre.
Biarritz : Néant

Par Thierry Jouvente

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