Les Pares Mes Pus, mieux que des réservistes

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    Les Pares Mes Pus, mieux que des réservistes
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Rugby et armée. Les anciens de l'Esoat retrouvent Armandie 30 ans après.

Certes le vert de leur maillot ne donne pas dans le kaki militaire. Certes associé au rose, on pourrait croire à un ersatz du Stade français du Sud. Mais il n’en est rien. Cette poignée d’anciens joueurs, aujourd'hui plus fournis en rides et cheveux gris qu'en cannes ou abdo, formait la « base ovale » du contingent 86/08  de l’École des Sous Officiers d'Active des Transmissions (ESOAT) à Agen, une sorte de réserve du bataillon de Joinville, l’équipe de France militaire de l’époque et viennent de se retrouver pour commémorer l'anniversaire de leur incorporation.

 

La Marseillaise à Armandie. Et une générale aussi...

L’équipe du capitaine Le Rallec a fièrement porté les valeurs du rugby et d’une forme d’engagement fort. Preuve en est, c’est à Armandie qu’ils se sont donné rendez-vous pour le… 30e anniversaire de leur incorporation. Outre la coupe de France militaire remportée cette année-là, leur « fait d’armes » est ailleurs : le 24 février 1987, sur cette même pelouse d’Armandie, l'équipe de la Marine australienne était tombée (17-4) après une Marseillaise et une sacrée bagarre générale. Déclenchée après un placage à retardement sur le Montalbanais Frédéric Faragou près de l'en-but situé vers la butte à «Bébert», le catalan Gérard Majoral, figure emblématique de l’Usap des années 90 ne sera pas le dernier pour expliquer « à sa manière », la notion de respect de l’adversaire…  Mais les qualités de l'équipe dans le combat, c'est aussi le jeu collectif prôné par le Grenadain Michel Tortelli qui avait fait la différence !

 

La Poste, le Byrrh, la vie quoi !

Mais la beauté de ce rendez-vous n’est pas tant le rugby en lui-même mais bien le degré d'amitié qui lie les hommes à jamais dès lors que l’aventure est vraie, que les hommes sont généreux. Les « Pares Mes Pus », le nom d'origine catalane mais pas trop (traduisez "Rien De Plus") qu’ils cultivent à souhait comme un nom de code, tous contextuellement amateurs de Byrrh (devenue du coup la boisson symbole de leur amitié), ont fait ressurgir en un week end, 30 ans de 3ème mi-temps de la 86/08 de l’Esoat et ce en une multitude d’anecdotes. Comme par exemple le soir de la «quille», où une soirée avait eu lieu au fameux bar de «La Poste» - aucun d'eux n'a oublié Jacques Fund et Kiki, le serveur à moustache. Personne ne voulait partir et l'un d'entre eux avait réussi à s'enfermer dans les toilettes pour passer la nuit au troquet.

 Grâce au concours de Gilles Bertrandias et Philippe Sella, parrain du 48e RT régiment de transmissions (celui-ci ayant succédé à l'ESOAT en 1995), les braves soldats de l’époque ont pu également revenir sur ce haut lieu militaire et ont été très vite rattrapés par l’émotion d’un passé qu’ils entretiennent à chaque Pentecôte depuis 1986 où pendant l'armée ils avaient gagné le fameux tournoi à VII de Cénac cher à la famille Tomasella. Une aventure simple, des gens normaux, les Pares Mes Pus décuplent l'intérêt de vivre le rugby comme un moyen. Le moyen d'atteindre un objectif sans prétention : prendre du plaisir à vivre le rugby ensemble. Car oui, tous ont été marqués par cette période de leur vie qui, en un an,  en a fait à tout jamais des amis. Et si c'était juste ça le rugby ?...

 

Sur la photo (entre parenthèses leur club en 1986) : (en haut de G à D) : Gilles Bouyssou (Sarlat) – Philippe Eynard (Voiron) – Jean Michel Grimault (Orléans) – Michel Tortelli (Colomiers) – Gérard Majoral (USAP) – Antoine Camplo (Antony). (en bas de G à D) : Philippe Burgay (Blagnac) – Thierry Laval (Sarlat) – Thierry Barre (Colomiers) -

Eric Castellano (Cognac) – Frédéric Faragou (Montauban). Manque sur la photo : Olivier Dauga (Cognac) – Richard Bamale (Bazas) – Philippe Sanjaime (USAP) – Pacal Gareni (Nérac) – Christophe Carnezat (Agen) -  Frédéric Prégermain (Nevers) – Jean Michel Benquet (Agen) – Olivier Bekdouch (TAC) - Thierry Pinasseau (Marmande).

M.T.

 

 

 

Cédric Cathala
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