Clarkin et Adams, de beaux adieux

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    Clarkin et Adams, de beaux adieux
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Samedi à Chaban Delmas, le flanker Matthew Clarkin et le demi de mêlée Heini Adams ont célébré comme il se doit leur dernière apparition sous le maillot girondin.

Ils sont venus ensemble, tout sourire à la conférence d’après-match. Matthew Clarkin et Heini Adams, réunis pour un dernier moment de copains. La séquence était plutôt sympa à vivre. Au-delà du simple aspect sportif, c’est bien la dimension humaine qui restera dans les mémoires et notamment ce formidable scénario de fin de carrière pour le capitaine Matthew Clarkin, revenu sur le terrain à deux minutes de la fin et auteur de l’essai du bonus, lequel il transforma lui-même : « Je n’avais jamais transformé d’essai ! Ah si, pardon, une fois, chez moi, avec Waikato en Nouvelle-Zélande, avec mon équipe des moins de 13 ans avec laquelle je jouais second centre. Et plus rien depuis. Franchement je ne voulais pas le taper puis tout le monde a insisté. J’avais la pression… Je ne voulais pas finir sur un échec. Lors de ma première sortie, je quitte le terrain sûr en ayant concédé une pénalité. Je ne pouvais pas finir là-dessus… Heureusement, il était écrit que cela ne se finirait pas ainsi. » Visiblement soulagé de terminer sur une si bonne note, le Néo-Zélandais en profitait pour taquiner ses partenaires : « La seule chose que je retiens, c’est qu’Ole Avei m’a fait uen passe. Et ça n’était jamais arrivé en six ans ! J’étais tellement surpris que j’ai failli faire un en-avant dans l’en-but ! ».

 

Repos mérité

 

Six ans passés au club pour les deux joueurs. Et le sentiment du devoir accompli « On a fait monter le club en Pro D2 et on voudrait le laisser en Top 14 » confie Heini Adams. Quand certain n’ont même pas le droit à leur dernière devant leur public, ici à Bordeaux, Laurent Marti aime et prend soin de ses joueurs. Après le coup de sifflet de final, le président leur a rendu hommage de bel manière. Forcément usé par treize ans de carrière pro en France, Clarkin veut aujourd’hui prendre un peu de recul, et savourer : « Je pense qu’en juillet, avec Heini, on ira voir les mecs faire la prépa physique avec quelques bières au bord du terrain ! » Les deux héros peuvent en tout cas tirer leur révérence la tête haute : des joutes anonymes du Pro D2 au prestige européen, ils auront su grandir avec leur club. Chapeau. 

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