France - 20 ans : Et si c’était la bonne ?

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    France - 20 ans : Et si c’était la bonne ?
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Les jeunes français ont toujours été malmenés dans cette compétition internationale. Pourtant, il y a aujourd’hui des raisons d’espérer.

Le groupe des jeunes internationaux français du nouveau manager tricolore, Thomas Lièvremont, se lancera à Manchester à l’assaut d’un titre de champion du monde qu’aucun de ses prédécesseurs n’a encore relevé. Lors des huit éditions déjà disputées sous ce format de compétition depuis 2007, trois nations seulement se sont partagé les titres (Nouvelle-Zélande, 5 ; Angleterre, 2 ; Afrique du Sud, 1) et les Bleus ont participé à seulement deux demi-finales. Deux fois quatrième (2011 et 2015), c’est notre palmarès. Cette compétition est un terrain vraiment dangereux que les jeunes Français aborderont cette année par sa face la plus obscure. L’Argentine, l’Afrique du Sud et le Japon sont trois adversaires de poule complètement inconnus. Le bilan du Tournoi des 6 Nations et le dernier match de préparation contre l’écosse ont convaincu le staff de la capacité de cette équipe à relever le challenge d’une troisième qualification en demi-finale.Et plus si affinité.

Un groupe homogène

Excepté Alex Arrate (centre, Biarritz, 12matchs en Pro D2), blessé contre l’écosse, les responsables tricolores ont pu compter cette semaine, sur tous ceux qu’ils avaient choisis. « C’est un groupe homogène, le décrit le manager. Cette qualité est essentielle pour espérer aller loin dans la compétition alors que nous jouerons tous les quatre jours. Nous avons laissé des joueurs à la maison dont le niveau de rugby était excellent mais qui n’auraient pas pu enchaîner les rencontres. »

L’équipe de France avait montré un visage très offensif durant les 6 Nations avec en moyenne cinq essais inscrits par rencontres, pour des temps de jeu effectif compris entre trente-cinq et quaranteminutes. Elle comptera sur ses leaders pour imposer son rythme collectif, à l’image du pilier et capitaine Clément Castets. La maturité du troisième ligne de l’ASM, Judicaël Cancoriet, est un atout maître. L’excellente saison du demi de mêlée castrais Antoine Dupont (12 matchs Top 14) peut garantir une animation convaincante. L’ailier massicois Gabriel N’Gandébe s’est révélé ; il fait partie des onze joueurs de « moins de 19 ans » que le staff a choisi d’intégrer, soit plus d’un tiers de ce groupe. Un autre « petit » tiers se trouvait en Italie l’année dernière, subissant la claque des 50 points encaissés en demi-finale contre la Nouvelle-Zélande. Des survivants qui vivront leur deuxième Mondial consécutif. L’expérience collective est l’un des « repose foi » sur lequel Lièvremont, Faugeron et Magne appuient leur pensée d’une réussite.

Par Guillaume Cyprien

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