Nicolas Sanchez : "Un truc de dingue !"

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    Nicolas Sanchez : "Un truc de dingue !"
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Nicolas Sanchez a bien connu le Top 14 pour avoir joué à l’UBB et à Toulon. Avant d’affronter l’équipe de France dimanche à Tucumàn, le demi d’ouverture des Pumas porte un regard éclairé sur la situation du rugby français. Et met en garde les Tricolores...

Quel regard portez-vous sur la composition de l’équipe de France pour ce premier test-match ?

C’est vrai que c’est une équipe particulière, mais il y a tout de même des joueurs qui évoluent en Top 14 depuis cinq ou dix ans pour certains. Je suis bien placé pour le savoir, je connais très bien les Bordelais (ndlr : Nicolas Sanchez a joué deux ans à l’UBB). Ce sont de très bons joueurs. Et je suis convaincu qu’une fois qu’ils auront le maillot de l’équipe de France sur les épaules, ce sera très difficile pour nous. Tous les jeunes joueurs que Guy Novès a décidé d’aligner contre nous ont une carte à jouer. Leur motivation est toute trouvée. De notre côté, on va essayer de mettre en place notre jeu et faire la différence dès le début du match.

 

Comprenez-vous que l’équipe de France ne se présente pas dimanche avec ses meilleurs joueurs ?

Nous ne voulons pas nous attarder sur ce problème. Ce que je sais, c’est que dans le Top 14, il y a beaucoup de joueurs étrangers. D’un côté, c’est bien car cela tire le niveau de jeu vers le haut et met de la concurrence pour les joueurs français. Mais d’un autre côté, les meilleurs jeunes français ne peuvent pas beaucoup jouer. Et ça, c’est difficile pour le sélectionneur Guy Novès. Mais, il faut bien savoir que le réservoir de joueurs en France est tout de même bien plus grand qu’en Argentine.

 

Dernièrement, le sélectionneur Guy Novès a déclaré que l’Argentine devait servir de modèle au rugby français pour son développement. Êtes-vous surpris ?

Je sais que la France a raté sa Coupe du monde, mais cette équipe reste une des toutes meilleures dans le monde. Peut-être dans les quatre meilleures. De notre côté, le rugby argentin est en plein développement, nous avons réussi une bonne Coupe du monde (ndlr : demi-finaliste), mais nous avons rencontré quelques difficultés dans le Super Rugby avec les Jaguares. Nous n’avons pas su mettre notre rugby en place. Je pense qu’il va encore nous falloir un peu de temps pour nous adapter et progresser pour rivaliser avec les meilleures équipes du Super Rugby, mais aussi pour rivaliser plus régulièrement avec la France, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud, l’Angleterre ou encore l’Australie.

 

Vous avez joué avec Baptiste Serin à l’Union Bordeaux-Bègles. Êtes-vous surpris de le retrouver dimanche avec le maillot de l’équipe de France ?

Non, surtout pas. Baptiste est un super joueur, très doué techniquement. Il tape très fort dans le ballon et surtout il tape aussi bien du pied gauche que du pied droit. Ça, c’est incroyable. Je suis sûr qu’il a un bel avenir en équipe de France. Il a tout pour s’installer durablement. J’espère tout de même qu’il ne fera pas un trop bon match dimanche, mais je lui souhaite évidemment bonne chance.

 

Vous êtes originaire de Tucumàn, à quoi doivent s’attendre les joueurs de l’équipe de France dimanche ?

Oui, j’ai eu la chance de débuter ici au « Tucuman Lawn Tennis ». Je garde un souvenir merveilleux de mes premières années de rugby, mais aussi du titre que nous avions gagné en 2008. Le peuple de Tucuman est dingue de rugby. Ils vivent ce sport d’une manière très particulière. Je pense que l’équipe de France sera surprise par l’ambiance. A chaque fois que les Pumas jouent ici, il y a une ferveur incroyable. Ça va encore être un truc de dingue.

Arnaud Beurdeley
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