Daret : « Dax doit être plus régulier »

  • Daret : « Dax doit être plus régulier »
    Daret : « Dax doit être plus régulier »
Publié le , mis à jour

Jérôme Daret, directeur sportif-Entraîneur puis directeur sportif depuis la saison dernière, a réussi, malgré les vicissitudes, à maintenir le club en Pro D2.

Comment ressortez-vous de cette saison ?

Quand on l’a commencée, on ne savait pas où on allait. Et puis, il y a eu cette belle victoire contre Bayonne pour notre premier match. Mais sur la durée, nous savions que ce serait plus dur. On a cherché à mettre l’équipe en confiance pour aller vers la performance. Il nous a manqué de la régularité pour nous maintenir confortablement. En revanche, nous avons gagné trois fois à l’extérieur, ce qui n’était pas arrivé depuis dix ans, et nous avons battu les deux finalistes d’accession. En terminant sur une belle performance face à Perpignan, ce qui, globalement, nous satisfait, surtout au niveau de l’état d’esprit. Une connexion est née autour de cette équipe. C’est une fierté d’avoir existé malgré ce départ. Aujourd’hui, nous avons une formation pour aller plus loin.

L’expérience est donc bénéfique…

On va voir… Cette période de frémissement interne que l’on vient de connaître au niveau de la gouvernance montre que le club vit. Qu’il n’est pas neutre. Cette turbulence est partie pour une bonne raison et prouve aussi que le monde pro n’est pas simple. Mais il y a une dynamique autour d’un projet sportif qui s’inscrit dans un plan stratégique. 80 % de joueurs restent. L’espoir est là de bien débuter. C’est rassurant mais il faudrait encore plus de sérénité. Le cercle vertueux entre le sportif et l’économique est difficile. Il faut toujours plus de moyens. Il faut qu’on arrive à basculer pour repartir définitivement dans ce monde pro.

Justement, comment s’accommoder du plus petit budget de la division ?

On ne part pas de zéro… Le projet sportif garde sa ligne. Nous avons existé dans ce dernier championnat. Et on compte bien exister encore. On se serre tous les coudes dans cette aventure. Les dirigeants y travaillent. Les indicateurs sont favorables. Mais la concurrence sera sévère.

Cela vous oblige à vous tourner vers un palliatif, la formation ?

Nous n’avons pas attendu. La filière jeune, on s’appuie sur elle. Des joueurs sont sortis cette saison de notre centre de formation pour évoluer en pro : Klemenczak, Taofifenua, Bau. Et l’on compte sur d’autres cette saison : Robert, Curutchet, Pouyleau, Pérez. Mais on doit le faire plus que les concurrents. Prenons l’exemple de Baptiste serin, issu de la formation landaise.

Garder quasiment le même effectif, est-ce une force ? Ou une nécessité ?

Cela permet de travailler sur les mêmes bases. De s’appuyer sur le projet de jeu. C’est très important de continuer sur le même socle, de garder cet état d’esprit. Les entraîneurs vont pouvoir gagner du temps. Le mode de fonctionnement est déjà en place. Il ne manque qu’à l’optimiser et à développer des compétences.

Du coup, votre recrutement a été très modeste…

Oui mais nous avons cherché à gagner en puissance et en efficacité avec l’arrivée d’un buteur. La réalité économique parle. On ne dépense que l’argent que l’on possède. Ce n’est pas simple avec nos moyens. à nous d’imiter l’Islande et Leicester en foot.

Visez-vous plus haut que le maintien ?

Le début du championnat, le premier bloc, sera déterminant. Le maintien sera déjà une satisfaction. En faisant mieux que la saison passée. Il nous faudra davantage de régularité. On a montré qu’on pouvait gagner à l’extérieur. Maintenant, il faut rechercher la confiance et donc l’efficacité qui nous rendront plus fort chez nous. Il nous faudra aussi plus de chance. Qu’on devra provoquer… en montrant toujours de la générosité, de l’alternance dans le jeu qui nous ont déjà réussi.

 

Propos recueillis par E. L.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?