Laporte, ou le récit d'un drôle d’anniversaire

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    Laporte, ou le récit d'un drôle d’anniversaire
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Vendredi soir à Pau, Bernard Laporte cherchait à profiter du congrès de la FFR pour rallier de nouveaux soutiens en vue des élections. Récit d’une opération séduction...

Drôle d’endroit pour fêter ses 52 ans ! De toutes les façons, Bernard Laporte n’en avait ni l’envie, ni le temps. Vendredi soir, dans un des salons de l’hôtel Mercure de Pau, le candidat déclaré à la présidence de la FFR profitait du congrès fédéral, pour tenter de ramener à lui le soutien de nouveaux présidents de clubs. Son équipe de campagne avait travaillé toute la journée pour peaufiner la stratégie de contestation du lendemain et lui revenait de Bayonne où il avait sillonné le fief électoral de son adversaire, le président Pierre Camou, pour aller à la pêche aux voix.

Dans un coin de salle, Serge Simon, cheville ouvrière de la candidature de l’ancien secrétaire d’Etat, se réunissait avec quelques congressistes de retour du palais Beaumont et recueillait les dernières infos du jour. Laporte lui, serrait les mains et discutait «rugby» avec les présidents de petits clubs, tout heureux de pouvoir converser avec l’ex boss des Bleus. Mais la politique et l’élection du 3 décembre prochain n’étaient jamais loin. Entre deux gorgées d’eau minérale, délaissant le champagne offert à ses invités, Laporte se lançait dans un plaidoyer électoral destiné à regonfler le moral des troupes. Avec sa fougue habituelle, il parvenait à convaincre la cinquantaine de présidents présents que la prise de la FFR était possible. « Nous sommes à 20 % aujourd’hui. Si chacun d’entre vous parvient à convaincre un autre président, nous serons à 40 % en décembre et la victoire deviendrait plus que possible. Pour cela, il faut y penser tous les jours même en se rasant, ou en jouant à la pétanque. »

Et il leur promettait une rentrée des classes studieuse avec jusqu’à « cinq réunions hebdomadaires à partir de septembre et jusqu’à l’élection », afin d’agrandir son cercle de partisans.

à peine ce « meeting » terminé, Bernard Laporte filait vers une brasserie du centre-ville de la cité du Vert galant, où une autre réunion informelle avec de possibles électeurs l’attendait. Pour une énoème opération séduction et donner du sens à un week-end vécu sans relâche. Ce n’est que dimanche en soirée que Laporte put se dégager de ses ambitions présidentielles pour aller soutenir les Bleus du football, au Stade de France, dans leur quart de finale de l’Euro.

Pierre-Laurent Gou
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