« Je suis Biarrot à 200% »

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Après une saison blanche à la Rochelle, l’ancien Bayonnais, David Roumie, revient au pays basque. Il fait le point sur sa venue au BO et sur son avenir.

Vous vous êtes blessé à une épaule la saison dernière et cela fait sept mois que vous n’avez pas joué. Comment allez-vous, physiquement et moralement ?

Ça va bien. J’aurais pu faire la fin de saison avec La Rochelle mais vu que le club était maintenu et que des joueurs étaient en place, j’en ai profité pour me préparer pour la saison qui arrive avec Biarritz. Ma saison à La Rochelle s’est très bien passée, ça m’a permis de voir autre chose, étant donné que cela faisait huit ans que j’étais à Bayonne. J’ai fait le début de saison mais, malheureusement, il y a eu cette blessure (double luxation à une épaule, N.D.L.R.). Cela fait partie des aléas de la vie d’un sportif.

Qu’avez-vous pensé de la dernière saison du BO ?

Ils ont raté le début de saison puis l’arrivée de David Darricarrère a fait du bien. Ils ont fait du bon boulot et je pense que s’ils n’avaient pas raté leur entame, les Biarrots auraient joué les phases finales.

Vous avez repris l’entraînement lundi. Comment se passent ces premiers jours de reprise ainsi que l’intégration chez les Rouge et Blanc ?

Nous ne faisons que de la préparation physique. Je suis content d’avoir fait la rentrée des classes avec un groupe qui est très jeune, ce qui permet de booster les anciens comme nous. Par rapport au début de semaine, je n’ai pas l’impression que nous soyons beaucoup de nouveaux dans ce groupe. Très vite, tout le monde s’est mis dans le bain. ça bosse, c’est sérieux, ça déconne quand il faut déconner. Maintenant, vivement que l’on passe aux choses sérieuses, au rugby et que les matchs amicaux arrivent.

Un an après avoir quitté le Pays basque, vous êtes de retour. Heureux ?

Oui, ça fait très plaisir. Le Pays basque, on s’y accroche. La Rochelle, c’était bien mais la région m’a manqué et je suis content de revenir ici.

Pourquoi avoir choisi le Biarritz olympique malgré des contacts avec d’autres clubs ?

Tout d’abord, Nicolas Brusque et David Darricarrère m’ont fait confiance, ils ont su me séduire par le projet du club. Encore une fois, je le répète, je n’ai pas signé à Biarritz pour faire « chier » Bayonne. J’ai signé au BO parce que le projet me plaît et ça me permet, de plus, de pouvoir revenir au Pays basque. Jamais, je n’aurai pensé signer ici il y a deux ans. Après, des choses ont été dites, les personnes concernées à Bayonne savent ce qu’il en est. J’aurai l’occasion de leur dire ce que je pense. Maintenant, c’est du passé, je ne veux plus revenir sur l’Aviron bayonnais. Je remercie cependant ce club qui m’a permis de côtoyer le Top 14 pendant toutes ces années. Je ne remercierai jamais assez le public. Maintenant, je suis biarrot à 200 % et on va se battre pour essayer d’accrocher la phase finale.

Après avoir peu joué la saison passée, quel est votre objectif personnel ?

Premièrement, j’ai un challenge envers moi-même après cette blessure. Après, il y a deux très bons talonneurs, nous avons tous les trois des profils différents, ce qui va nous permettre de nous tirer la bourre. Personnellement, je vais surtout essayer d’amener mon expérience.

Justement, comment abordez-vous la concurrence après la très bonne saison de Levi et Ruffenach ?

La concurrence fait avancer une équipe. Je vais tenter d’aider les jeunes pour qu’ils puissent encore plus exploser car l’avenir, ce sont eux. Après, on me connaît, je ne vais pas lâcher le morceau comme ça et je veux montrer que Roumieu ne vient pas en préretraite à Biarritz.

L’objectif du BO cette saison est-il de jouer les phases finales ?

J’ai signé pour accrocher ces phases finales et le haut du tableau. On ne va pas se cacher à dire qu’on veut d’abord se maintenir. Nous visons le haut de tableau mais nous sommes conscients que ça va être difficile car une bonne dizaine d’équipes se valent et il ne faut surtout pas rater le début de saison qui va être primordial.

Avec, pourquoi pas, l’année prochaine, un derby en Top 14 ?

S’il y a ça, pourquoi pas rempiler pour une année…

Propos recueillis par Pablo Ordas

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