Goze : «Je solliciterai un second mandat »

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    Goze : «Je solliciterai un second mandat »
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Président de la ligue depuis 2012, Paul Goze, est revenu sur la signature de la convention LNR-FFR et sur ses envies de second mandat, samedi lors de l’assemblée générale de la LNR.

La Ligue vient de voter la nouvelle convention LNR-FFR à une écrasante majorité (94 %). Sans que cela ne fasse réellement débat ?

Si nous avons obtenu une majorité de 94 % des clubs, c’est que 6 % ont voté contre. Soit deux clubs. Des discussions, il y en a donc eu spécialement hier (vendredi, N.D.L.R.) à la réunion des clubs. Tout le monde n’était pas complètement pour, évidemment. Mais sur le vote, la Ligue est très majoritairement derrière l’équipe de France, via cette convention. Parce qu’il faut que l’équipe de France retrouve des résultats dignes de son statut.

L’indemnisation des internationaux passe à la responsabilité de la Ligue. Un problème ?

Nous avons complètement refondu les relations financières entre la Fédération et la Ligue. Il est apparu que la Ligue ferait cet effort très important pour l’équipe de France, aussi bien sportivement avec des joueurs beaucoup plus longtemps à disposition, que financièrement. Mais je le répète, c’était important pour nous, clubs, de venir au soutien de l’équipe de France et de la mettre dans les meilleures conditions possibles.

Pourquoi ?

Repartons de l’historique : ces choses n’auraient pas été possibles il y a un an. Parfois, un mal peut devenir un bien. Après la Coupe du monde, les esprits des clubs et de la Ligue étaient prêts à accepter des efforts qui n’auraient jamais été consentis en d’autres temps. Personnellement, j’ai porté cette convention. Je le répète depuis que je suis élu, parfois comme un chant dans le désert, sans être entendu : la Ligue est au service de l’équipe de France. J’aimerais faire croire le contraire mais ce serait faux. L’équipe de France est extrêmement importante pour le rugby français. C’est vrai dans tous les sports, mais encore plus particulièrement dans le rugby parce qu’au haut niveau, notre sport n’est pas pratiqué dans une partie du pays. Dans ces endroits, le rugby de haut niveau, c’est uniquement l’équipe de France. Au moment où les sports collectifs français obtiennent un certain nombre de bons résultats, nous ne pouvions pas continuer sans faire en sorte qu’il en soit de même dans le rugby. La nécessité de ces efforts, tout le monde l’a comprise. Nous espérons ainsi que l’équipe de France retrouvera sa place parmi les meilleures nations du monde en rugby.

Pourquoi faut-il, en France, qu’il y ait un traumatisme pour qu’il y ait des avancées ?

Mais cela ne me surprend pas. Regardez ce qu’il se passe en France depuis trois mois : dès qu’il y a un changement, tout le monde est très réticent. Notre prise de conscience est venue d’un résultat inattendu, au moins dans son ampleur. C’est ainsi : nous sommes le rugby français, donc en France. Avec les mêmes structures mentales que les Français. Cela ne m’a pas étonné.

Allez-vous vous briguer un second mandat à la tête de la Ligue ?

J’ai annoncé au bureau de la Ligue jeudi, à la réunion des clubs hier (vendredi, N.D.L.R.) et à l’assemblée générale aujourd’hui (samedi, N.D.L.R.) que je solliciterai un second mandat.

Pourquoi ?

Nous avons fait voter un plan stratégique à l’horizon 2023. Je voudrais, si je suis élu, participer au moins dans les quatre premières années à la mise en place de ce plan, qui me paraît très important pour le développement de notre sport.

Avez-vous des concurrents déclarés ?

On verra d’ici le 2 septembre. A priori, je n’en ai pas eu le bruit. Mais je sais aussi que j’en serai le dernier informé.

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