L’Isle-en-Dodon, doublé historique !

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    L’Isle-en-Dodon, doublé historique !
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Champions de France et Champions des Pyrénées, Les l’Islois ont réalisé un magnifique doublé au terme d’une saison maîtrisée de bout en bout. Ce sont les premiers titres du club. Ils ont été dignement fêtés entre Comminges et Gers tout proche.

Ils n’en reviennent toujours pas ! C’est comme s’ils avaient tellement grimpé au rideau sans parvenir à en redescendre. Le premier titre, ou plutôt le premier doublé de l’histoire de L’Isle-en-Dodon est vécu comme un cadeau du ciel. Depuis le 12 juin, les festivités succèdent aux fêtes et vice-versa. Le 9 juillet, c’est la ville de L’Isle et la communauté de communes qui ont reçu, sous la grande halle de la commune, ceux qu’on a qualifié de « faiseurs d’histoire ».

Le 16 juillet, c’est dans le petit village de Labastide-Paumès que les champions de France de Première Série se sont rendus, dans la commune dont le premier édile est Gaby Charlas, le président de l’USL. Il ne manquait rien… Et il reste encore du temps jusqu’à la reprise des entraînements, fixée le vendredi 12 août par Olivier Charlas, qui reste fidèle au poste, et Jérôme Suderie, venu en voisin de Lombez-Samatan pour succéder à un Florent Zanandréa qui s’adonnera aux joies de la chasse après ceux du banc de touche.

97 essais au cours de la saison

Mais tout ce bonheur n’est pas le fruit du hasard. « Peut-être un peu celui de la chance », tempère Olivier Charlas, histoire de rendre humaine l’épopée de siens. « Il y a quelques postes pour lesquels nous avions peu de doublures, et nous n’avons pas eu de blessés à ces postes-là. Nous avons aussi eu de la chance en finale du championnat des Pyrénées, où Sainte-Foy-de-Peyrolières nous a causé beaucoup de problèmes. Et en demi-finale du championnat de France contre Cestas, nous étions menés 12 à 14 à 5 minutes de la fin. On récupère un ballon, on fait une cocotte, on les pousse à la faute et on enquille la pénalité. Il restait quatre minutes à jouer ; on a su résister. »

Mais la chance, cela se fabrique, on l’attire à soi. « Effectivement ; nous nous sommes assurés de la montée en Promotion Honneur très tôt dans la saison et nous avons fini avec 14 points d’avance sur le deuxième. Je constate aussi qu’en 27 rencontres cette saison, on a marqué 97 essais pour n’en concéder que 25. Là, je tire le chapeau à tout mon groupe. Bien entendu, les dirigeants, les supporters, tous ceux qui gravitent autour du club ont été exemplaires. Mais l’état d’esprit des joueurs a été exceptionnel durant toute la saison. À l’intersaison, il y a eu un nouveau staff et un nouveau projet de jeu. Chacun y a adhéré rapidement et s’est retroussé les manches. »

L’échange avec Lombez-Samatan

Mais peut-être faut-il regarder un peu dans le rétro pour expliquer le succès d’aujourd’hui des ciels et blancs. À cette époque où l’USL connaissait des temps difficiles et où les vocations ovales ne faisaient guère rêver les gamins du coin. Michel Cothin a alors eu l’idée d’aller faire le tour des écoles, de motiver les parents et, surtout, de s’adresser au voisin samatanais pour l’entrée dans l’école de rugby gersoise des gamins du canton voisin commingeois.

La synergie entre les deux entités a, aussi sec, pris du poids, de la consistance et du sens. Aujourd’hui, l’effectif des champions de France est très largement constitué de jeunes L’Islois passés par la pouponnière de Lombez-Samatan. Une passerelle vivante existe entre les deux clubs pour le bien de chacun. Et ce n’est pas le doublé qui devrait changer les choses, bien au contraire !

Par Éric Sentucq

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