[SAGA PRO D2] Effectif : Piliers attendus au tournant à Béziers

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    [SAGA PRO D2] Effectif : Piliers attendus au tournant à Béziers
Publié le , mis à jour

La mêlée ayant fait défaut la saison dernière, Béziers a opéré un recrutement afin de faire enfin le poids dans ce compartiment de jeu.

Arrières :

Un taulier en reconquête ! Écarté en fin d’exercice l’an dernier, Jean-Baptiste Peyras-Loustalet (trois essais) veut montrer son vrai visage cette année. Seul spécialiste du poste, ce relanceur inspiré, à l’aise dans les airs et précis au pied, est un des Biterrois les plus expérimentés. Un cadre essentiel à son équipe quand il est à son meilleur niveau. Trois joueurs polyvalents pourront le suppléer durant la saison : Suchier, Puletua et Niko.

Ailiers :

Co-meilleur marqueur d’essais héraultais l’an dernier (huit réalisations), Sabri Gmir, l’un des joueurs les plus utilisés, a retrouvé ses qualités de « chasseur ». Explosif et très difficile à plaquer, il excelle dans les petits espaces comme sous les ballons hauts. Sur l’autre aile, la « bombe » Elijah Niko devrait exploser. À moins que le feu follet Morad Touizni, formé au club et révélé l’an passé, ne franchisse encore un palier. Sa vitesse et sa combativité sont ses meilleures armes.

Centres :

Phénomène ou fantôme ? Surdoué techniquement et imprévisible, Jordan Puletua est capable de débloquer un match à lui seul. Mais il peut aussi passer fréquemment à côté d’une rencontre. À lui de prouver qu’il est capable de progresser mentalement pour devenir le leader d’attaque de l’ASBH à la place de Vakacegu. Le départ de ce dernier à Bordeaux a d’ailleurs poussé le staff biterrois à recruter un profil opposé.

Rodney Iona (polyvalent dix), évoluant dans l’ombre aux Brumbies, est un premier centre altruiste doté d’une belle vision. Il joue le rôle de second ouvreur sur le pré et peut également buter. Un pari gagnant ? Si ce n’est pas le cas, les Rouge et Bleu pourront compter sur leurs deux fidèles soldats qui ne déçoivent jamais. L’inusable Sébastien Max, meilleur défenseur de l’effectif et Simon Chevtchenko, l’âme du vestiaire, qui est capable de marquer physiquement ses adversaires.

Ouvreurs :

Lachie Munro ne fait pas rêver mais il joue à la perfection son rôle de chef d’orchestre. Buteur d’exception (205 points l’an passé, second de Pro D2) qui manquait à l’ASBH et gestionnaire expérimenté, il sait soulager son équipe par la qualité de son jeu au pied d’occupation. En progrès constants, Thibauld Suchier doit encore s’améliorer face aux perches pour devenir un « artilleur » régulier. S’il gagne son pari, ses qualités d’attaquant de ligne, sa grinta et sa solidité défensive pourraient le propulser en pleine lumière.

Demis de mêlée :

« Bras droit » de Manny Edmonds, Josh Valentine, retrouvé en 2016, reste une des références de Pro D2 à la mêlée. Son coup d’œil, sa malice et ses éjections rapides font souvent la différence. Mais à bientôt 34 ans, l’Australien n’est pas éternel. Et une recrue au fort potentiel, Julien Blanc, pourrait le détrôner.

Numéros 8 :

Le marathonien face à l’impact player. Tel pourrait être défini le duel indécis qui oppose Rémi Bourdeau (polyvalent flanker) à Bakary Meité pour une place de titulaire. Le premier cité déborde d’activité, avance toujours à l’impact et plaque à tour de bras. Numéro huit de métier, Meité a lui parfaitement rempli sa mission de joker de luxe l’année dernière. Auteur d’entrées décisives (8 essais), l’international ivoirien a su faire parler sa puissance derrière la mêlée et sa vitesse de course sur les extérieurs. Un danger constant ballon en mains.

Troisième ligne aile :

Deux titulaires semblent irremplaçables. En peu de temps, Jean-Baptiste Barrère est devenu indispensable à Béziers. Joueur rugueux, poison dans les rucks et coureur infatigable, il a également brillé derrière mauls (8 essais). Et s’impose donc comme le complément parfait du vice-capitaine François Ramoneda, qui a réalisé l’an passé la plus belle saison de sa carrière.

Excellent sauteur et gros plaqueur, il a su développer sa palette technique et se montrer moins indiscipliné. Décevant, Lasha Lomidze est attendu au tournant. Car le Géorgien, réputé pour son agressivité, est capable de beaucoup mieux. Initialement non-conservé, Éloi Massot est finalement resté suite à la retraite forcée d’Hamza Zouhair. Spécialiste de la touche, il aura son mot à dire.

Deuxième ligne :

Le capitaine Phœnix Battye conservera son brassard cette saison. Leader brillant par son exemplarité, l’Australien a gagné le respect de ses coéquipiers en se donnant toujours 100 %. Mais Battye a perdu son compère Félix Lambey retourné au Lou. Et c’est un espoir lyonnais qui devra remplacer le meilleur biterrois de la saison passée. Steevy Cerqueira (polyvalent flanker) ressemble d’ailleurs étrangement à son prédécesseur sur le papier.

Excellent dans les airs, ce joueur longiligne bénéficie d’une grande capacité de déplacement et d’une grosse activité. Mais il lui reste tout à prouver. Là où Yassine Maamry, de retour dans son club formateur, s’est aguerri à Aix l’an passé. Combattant adepte des tâches obscures, il pourrait amener la touche de puissance qui manquait au pack rouge et bleu. Sans oublier le vétéran Lua Lokotui. À 35 ans, l’international tongien pourrait être le titulaire du début de saison.

Piliers :

Deux droitiers attendus comme des sauveurs, pour redorer le blason d’une mêlée en perdition l’an dernier. Karim Kouider sera le numéro un au poste. Mais attention à l’international roumain (11 sélections) Alexandru Tarus. Très en vue lors de la dernière coupe du Monde, ce pilier moderne pourrait être une des belles surprises biterroises. De son côté, Bernard Tokotu’u n’a pas satisfait ses entraîneurs l’an passé et ses dirigeants ont tenté de le libérer de son contrat. Faute d’accord, le Calédonien est resté dans l’Hérault et tentera donc de se racheter.

À gauche, rien n’a changé. Les trois piliers sont très proches l’un de l’autre, même si Thimothée Lafon semble partir avec une longueur d’avance. Performant sur la deuxième partie de saison, il devra confirmer sa montée en puissance pour rester le numéro un. Car le soldat Francisco Fernandes-Moreira qui excelle en défense et l’expérimenté Vitolio Manukula, dont les charges ballon en mains ne passent jamais inaperçues, sont revanchards.

Talonneurs :

Steeve Fualau prend les reines ! Impressionnant lors du dernier exercice, l’intéressé a progressé sur les phases de conquête et s’est imposé comme le point d’ancrage du jeu biterrois dans l’axe, où sa puissance fait des ravages. Derrière lui, le jeune Baptiste Phalip s’est émancipé en fin d’année et reste le jeune du club sur lequel le staff de l’ASBH compte le plus.

Il devra donc profiter du début de saison pour faire parler de lui en l’absence de Marco Pinto Ferrer (absent durant deux mois au minimum). Car à son retour, le « taureau catalan » voudra tout emporter sur son passage.

Par Julien Louis

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