[SAGA TOP 14] White : « Nous avons gagné le respect »

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    [SAGA TOP 14] White : « Nous avons gagné le respect »
Publié le , mis à jour

Satisfait de sa première année dans l’Hérault, l’ancien sélectionneur des Springboks, Jake White, ne compte pas en rester là, et a bâti un effectif pour arracher le Brennus au Racing, voire pour soulever la Coupe d’Europe...

Avez-vous dressé le bilan de la saison dernière ?

Bien sûr, et il y a du positif et du négatif. Le positif, c’est ce titre en Challenge Cup. Mais je suis également satisfait du fait que les autres équipes savent aujourd’hui que le MHR n’est pas une équipe moyenne. Nous avons battu la majorité des équipes qui ont terminé devant nous au classement. Nous avons gagné le respect des autres, et le groupe a aujourd’hui confiance en lui. Le négatif, c’est que j’ai constaté que nous avons manqué de profondeur dans notre effectif, et qu’il était important de le renforcer encore, d’autant que nous allons disputer la Champions Cup.

Quel a été l’axe majeur de votre recrutement ?

La polyvalence. Nous avions besoin de profondeur, pour opérer une plus grande rotation dans l’effectif, mais aussi de joueurs polyvalents. Un joueur capable de couvrir deux postes offre un avantage précieux à l’équipe, et du confort au staff.

La fatigue ressentie en fin de saison dernière par vos joueurs vous a fait prendre conscience de cette lacune ?

Un peu oui, mais il est risqué pour moi de changer l’équipe et de perdre une partie de la cohésion qui faisait sa réussite. Le risque de manquer de cohésion me semblait plus important que celui posé par la fatigue… Donc je ne regrette pas mes choix, et je sais que j’ai fait confiance aux bonnes personnes.

La saison dernière, le MHR a pratiqué un jeu très direct, basé sur le défi physique et l’occupation. Ce jeu va-t-il évoluer cette année ?

Il doit évoluer. Cela fait partie de l’aventure, de l’ordre normal des choses. Pour la première année d’exercice, on ne fait pas de miracle : il faut assurer les fondamentaux, assurer la défense, l’occupation, etc. J’ai été dans la même situation que d’autres entraîneurs qui arrivaient dans un nouveau club, comme Christophe Urios à Castres, ou Laurent Travers et Laurent Labit au Racing 92 il y a trois ans. Nous entrons dans la seconde année, donc nous devons ajouter quelques petits extras… Je ne dis pas que nous le ferons tout le temps, comme en hiver, mais nous le ferons. D’autant que nous avons recruté des joueurs comme Dumoulin ou Tomane qui sont capables d’apporter davantage de mouvement à notre jeu.

Quel objectif vous êtes-vous fixé ?

Comme toujours, il est de faire du mieux que nous pouvons et de gagner autant que possible. Nous voulons gagner. Des matchs, un titre, des titres, n’importe quoi. Nous voulons gagner. À domicile ou à l’extérieur, cela ne fait pas de différence à mes yeux.

Vous êtes un entraîneur ambitieux, tant avec vos hommes que pour votre carrière personnelle, et vous n’avez jamais caché votre volonté de reprendre les rênes d’une sélection nationale. Comment voyez-vous votre futur à Montpellier ?

Vous savez, c’est très simple : Mohed (Altrad, le président, N.D.L.R.) sait que j’ai de l’ambition et il sait aussi que des opportunités professionnelles se présentent au cours d’une carrière, surtout quand votre équipe tourne bien. Mais je suis heureux ici, et je me verrais mal partir maintenant après tout ce que j’ai fait pour construire cet effectif, faire venir Bismarck et Jannie du Plessis, Joe Tomane, Nemani Nadolo et leur dire que je m’en vais ? Mon intention est très claire : il me reste un an de contrat. Et dans celui-ci, on trouve une date à laquelle Mohed et moi nous réunirons pour savoir si nous poursuivons notre collaboration ou non. Mais j’aime l’environnement ici, et j’apprends des tas de choses. N’importe quel entraîneur a besoin de temps pour réussir avec son équipe. Plus je reste, mieux je maîtrise l’environnement du rugby français qui, je dois le reconnaître, n’est pas toujours facile à comprendre…

C’est-à-dire ?

Les règles sur les Jiff, le non-Jiff… On vous explique le fonctionnement mais il faut vraiment le vivre pour le maîtriser. Disons que j’ai eu de la chance de bénéficier des six mois au cours desquels j’étais en retrait par rapport à Fabien Gatlhié pour prendre mes repères et comprendre et expérimenter un maximum de choses sans avoir la pression du poste de manager quand je suis arrivé. Et puis j’ai encore des tas de stades à visiter en France, je ne suis jamais allé à Lyon ou à Brive par exemple !

Simon Valzer
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