[Portrait VII Féminin, 13/13] Izar, la jeunesse triomphante

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    [Portrait VII Féminin, 13/13] Izar, la jeunesse triomphante
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Jusqu’au début des Jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France féminine. Aujourd’hui, on termine avec Shannon Izar, la jeune surdouée des Bleues.

Un talent brut. Voilà ce qu’est Shannon Izar. Arrivée au rugby sur le tard, après avoir pratiqué l’heptathlon, la cadette du groupe France (elle est née en 1993) s’est découvert une véritable passion pour le ballon ovale au lycée. Bien lui en a pris, puisque la joueuse est aujourd’hui l’une des cadres du groupe des « Enragées » (le surnom du VII féminin) en quête d’une médaille à Rio.

 

 

Déjà essentielle

 

Pour en arriver là, Izar a enjambé les obstacles comme lors de sa prometteuse carrière d’athlète. En 2012, l’étudiante en graphisme intègre les équipes de France féminine à XV et à VII après seulement trois mois passés en club et une première licence. Sa vitesse et ses appuis tapent dans les yeux de Christian Galonnier et Nathalie Amiel qui décident de la faire jouer à l’aile. En 2013, tout s’accélère. Pour sa première Coupe du monde de rugby à VII disputée en Russie, la Lilloise d’adoption se permet le luxe de terminer meilleure marqueuse de points de l’équipe de France (4 essais, 20 points). L’année 2014 est dans la continuité. Joueuse française parmi les plus en vue de la compétition mondiale à XV disputée à domicile, elle est aussi de l’aventure du Grand Chelem décroché face à l’Irlande à Pau.

En 2015, elle fait naturellement partie du groupe du Seven qui décroche son accessit pour Rio et les JO. La suite ? Cette saison, elle s’écrit tout d’abord en club. Avec les « putains de nanas » du Lille Métropole RC Villeneuvois (LMRCV), elle réalise le doublé décrochant le titre de championne de France à XV (victoire contre Montpellier 18-7), et à VII (victoire face à Bobigny, 42-13). Une première consécration en attendant peut-être la deuxième de l’autre côté de l’Atlantique. Polyvalente, placée à l’aile ou au centre, redoutable dans les duels, c’est une buteuse de précision également. Sous la houlette de David Courteix, la globetrotteuse de la troupe (elle est née à Londres, est passée par l’Allemagne et le Tarn dans son adolescence) compte bien vivre pleinement le rêve brésilien. Entre ambition et sourires, sa marque de fabrique.

Par Enzo Diaz

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