L’Aviron en fanfare

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    L’Aviron en fanfare
Publié le , mis à jour

Un an après le mélodrame de la relégation, Bayonne célébrera en fanfare, dimanche, son retour dans l’élite. Sur le terrain, ce sera face à Toulon et sa pléiade de stars (dimanche à Jean-Dauger, 18h15) . Mais la fête qui s’annonce vaudra autant que le match.

Bayonne retrouve le Top 14. Ce sera effectif dimanche, à 18 h 15 pétantes, pour la version officielle. Les amoureux du rugby français et de son Top 14, eux, auront déjà tapé quelques tranches dans le jambon, sans attendre le discours de la belle-mère. Pour l’observateur lambda autant que le supporter Blanc-Bleu le plus pieux, la rencontre débutera aux alentours de 18 heures : le show de Pottoka, le concert qui va bien et le Vino Griego, hymne devenu national du rugby que le peuple de Jean-Dauger se réapproprie, une fois toutes les deux semaines, dans cet effort de communion incomparable.

Le rugby comme une fête

La bacchanale qui s’avance suffit déjà à un immense bonheur collectif, largement partagé dans les contrées du rugby français depuis la victoire des Basques en finale d’accession. Parce que l’Aviron bayonnais participe de ces joies simples du week-end rugbystique. Bien au-delà de la quête du résultat, de ces « détails du très haut niveau » qui vous font gagner « les matchs les uns après les autres ». Bayonne persiste à vivre le rugby comme une fête, une douce joie de vivre qui supplante l’idéal entrepreneurial. Ce fut toujours un peu vrai, de par les excès qui coulent naturellement dans les veines de ce club. ça l’est certainement un peu plus depuis que Vincent Etcheto, petit fils de Jean Dauger, est rentré à la maison.

Etcheto : « Je me dis aussi qu’on peut gagner »

Le personnage clive, irrite parfois par sa langue bien pendue et sa désinvolture. Sa philosophie est à contre-courant de toutes les tendances sclérosées du moment, mais Etcheto demeure la garantie d’une douce promesse qu’il confirmait, dans nos colonnes il y a quelques semaines : « Pour moi, le but du rugby est de marquer des essais et nous allons tout faire pour y parvenir ». Quitte à assumer l’insouciance, malgré le contexte. « L’envers du décor à Bayonne, c’est que c’est très médiatique et cela crée des jalousies. il y a la pression populaire, le meilleur public de France… Il y aura une effervescence énorme dans la région ». D’autant que Toulon, pour un retour aux affaires de l’élite, ça ne manque pas de sel. « Il y aura du monde. Et quitte à perdre, autant perdre devant du monde. Mais je me dis aussi qu’on peut gagner. C’est ma façon d’être, je me lève comme ça le matin ». Le rugby, lui, ne devrait pas en sortir perdant.

Léo Faure
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