La résurrection d’un champion ?

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    La résurrection d’un champion ?
Publié le , mis à jour

Après une saison calamiteuse, les champions de France 2015 ont frappé fort d’entrée.

« Alors, quoi de neuf ? » « Bah ! pas grand-chose. » Extrait d’une conversation avec un joueur parisien croisé au hasard d’une balade nocturne dans les rues de la capitale quelques jours avant la première sortie officielle du Stade français face à Grenoble. La réponse, accompagnée d’un long soupir et d’un haussement d’épaule, sonnait comme une inquiétude face au peu de nouveauté apportée à l’intersaison au sein de l’effectif. Seul Alipate Ratiti, le fantasque ailier fidjien, est venu se greffer aux Soldats roses. Cette année, le Stade français a misé sur des changements dans le staff. Le Néo-Zélandais Greg Cooper et le Sud-Africain Omar Mouneimne fêtaient samedi soir leur premier match sur le banc parisien. Avec une franche réussite. Seulement, affirmer que leur seule présence a déjà révolutionné le jeu stadiste relève de l’absurdité la plus totale. Ces deux-là apportent depuis maintenant quelques semaines leurs pierres à une évolution du système de jeu déjà entreprise en fin de saison dernière. Mais ces deux-là ont surtout fait souffler un vent de fraîcheur.

Nouveau staff : une première réussie

Une légère brise venue du Sud comme une bouffée d’oxygène vitale à un groupe essoufflé. « Pour les joueurs, ça fait vraiment du bien d’avoir parfois des changements, de découvrir de nouvelles méthodes, de voir de nouvelles têtes, d’avoir de nouveaux avis », déclarait vendredi dernier dans nos colonnes le capitaine du Stade français Sergio Parisse. Sentiment partagé après la première (très large) victoire de la saison par le troisième ligne Sylvain Nicolas : « C’est un nouveau discours, des nouveaux exercices. Ce n’est pas grand-chose mais les skills que l’on fait sur les passes ou sur les attitudes au contact, c’est vraiment intéressant. »

Face à Grenoble, l’efficacité défensive, secteur placé sous la responsabilité de Mouneimne, a été mise à l’épreuve. Il a suffi d’un petit oubli de Parisse, coupable d’une montée trop agressive, se coupant de sa ligne, pour que Gio Aplon rappelle aux Parisiens le fragile équilibre. « Celle-là, on ne la refera pas, assure Sylvain Nicolas. C’est juste un petit problème de réglage mais on a vu que le système était plutôt bien en place. » L’animation offensive, elle, a vraiment séduit et rappeler quelques mouvements aperçus lors de la saison du sacre. « Je suis très content car, tous les quatre, nous travaillons très bien ensemble, explique Quesada. Il y avait un petit risque au départ mais je pense que nous ne nous sommes pas trompés. »

La première copie rendue par les Parisiens témoigne. Mais le talonneur Laurent Sempéré, en homme d’expérience puisqu’il fêtait son 150e match sous les couleurs stadistes, préférait conclure sur une touche très pragmatique : « Ce n’est que la première journée, on n’a rien gagné. La saison est longue et on n’a toujours pas digéré notre douzième place de la saison dernière. » 

Arnaud Beurdeley
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