Landajo : " Battre n'importe qui "

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    Landajo : " Battre n'importe qui "
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Après une victoire historique contre les Boks en Argentine, les Pumas de Landajo vont défier d’irrésistibles Blacks, qu’ils comptent bien vaincre en Nouvelle-Zélande...

Les Pumas sont passés tout près de s’imposer en Afrique du Sud pour la première journée. Que s’est-il passé ?

Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il a plu des cordes sur Nelspruit le matin du match et cela a totalement bouleversé notre stratégie. Nous voulions porter le ballon, déplacer le jeu. In fine, nous avons défendu et joué au pied. Pourtant, j’ai vraiment cru que nous allions gagner ce match. Nous contrôlions les Boks et ces derniers n’étaient pas franchement impressionnants. Le fait de laisser filer le match dans les dix dernières minutes nous a fait vraiment mal.

 

 

Que regrettiez-vous le plus ?

Le fait qu’on ne tue pas le match. Cet échec a conditionné toute notre semaine de préparation du second test. Voir que l’on pouvait tout perdre à cause de deux ou troiserreurs nous a donné une bonne leçon.

 

 

Vous avez pris votre revanche à Salta…

Oui mais ce fut différent. Même si nous avons dominé les Boks la plupart du temps, je les ai trouvés bien meilleurs. Malgré nos dix points d’avance, j’ai cru qu’ils arriveraient à retourner le match. Franchement, je ne croyais pas à cette victoire. Heureusement, la chance était avec nous.

 

 

La chance ?

Il y a un peu de ça… Disons qu’en dépit de tous les problèmes, personne n’a baissé les bras. J’ai fini le match en numéro10, un poste où je n’avais pas joué depuis des lustres, le flanker Desio a glissé en position de second centre, le pilier Herrera est passé en deuxième ligne pour remplacer Petti Pagadizabal qui a terminé le match en flanker… Quel bazar ! Après, « Rete » González Iglesias a eu suffisamment de lucidité pour exploiter cette pénalité qui nous donna la victoire. Par le passé, bon nombre de situations de ce genre avaient tourné en notre défaveur… Pas cette fois !

 

Qu’est-ce qui a changé entre la raclée subie contre la France en juin et cette victoire ?

Pas grand-chose, très honnêtement. Notre plan de jeu était le même pour les deux tests et nous avons remporté le premier match. Lors du second, la pluie a perturbé nos plans. Cette défaite a conditionné notre préparation aux Four-Nations et nous avons beaucoup réfléchi à notre façon de nous adapter aux conditions climatiques. Et cela s’est vu…

 

 

Quels sont vos objectifs pour cette tournée ?

Continuer à jouer un bon rugby. Bien sûr, les Néo-Zélandais sont très performants mais nous voulons les défier, imposer notre jeu et gagner. Affronter les Blacks puis les Wallabies une semaine plus tard est un sacré programme mais nous sommes au niveau et nous pouvons battre n’importe qui.

 

 

Pourquoi les Blacks sont-ils autant supérieurs ?

Ils sont excellents sur les détails, aussi petits soient-ils. Ils jouent juste et te punissent à chaque erreur. Nous n’avons pas fait de mauvais match contre eux mais ils sont toujours parvenus à nous faire payer cher la moindre connerie. Si tu veux les battre, tu dois sortir ton meilleur match… et espérer qu’ils soient dans un jour sans !

 

 

Les Australiens semblent traverser une période délicate…

Je ne dirais pas ça. Ils démarrent toujours les Four-Nations par la Nouvelle-Zélande et ce n’est pas facile. Certes, ils avaient aussi perdu contre l’Angleterre en juin mais il faut être réaliste : c’est le même staff et le même groupe qui a disputé une finale de Coupe du monde. Nous nous attendons à ce qu’ils rebondissent. J’espère juste qu’ils ne le feront qu’après notre match dans quinze jours ! (rires)

 

 

Vous avez failli les vaincre lors des éditions précédentes. Cette année sera la bonne année ?

J’espère oui. Nous avions perdu de quatre, un et septpoints. Ce serait génial de les battre chez eux. Et les Blacks également !

 

 

Sur quoi repose votre complicité avec Nicolas Sanchez ?

On se connaît et on joue ensemble depuis le Mondial des moins de 19 ans 2007 qui s’est joué en Irlande. Ça remonte… C’est bien simple, Nicolas est un de mes plus proches amis. Dans ces conditions, il ne nous est pas difficile de nous faire confiance.

 

 

Vous êtes le seul joueur du monde à avoir participé à l’intégralité des matchs des Four-Nations depuis 2012. Un commentaire ?

C’est fantastique. J’adore cette compétition qui nous permet d’affronter trois des meilleures équipes du monde. Avec les Pumas, nous avons connu des hauts et des bas mais dans l’ensemble, l’expérience est géniale. J’ai beaucoup de chance d’être là.

 

 

 

Par Frankies Deges (avec Simon Valzer)

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