Castres, aux armes !

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    Castres, aux armes !
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Débordés la semaine dernière à domicile par des Rochelais qui ont fait preuve d’une plus grande envie qu’eux, les Tarnais vont à Paris avec un défi majeur à relever: celui du rachat.

Les saisons se suivent et se ressemblent pour le Castres olympique. Mais pas de façon positive car il n’est pas ici question ici de remontée fantastique ou de qualification mais de faillite précoce à domicile. Comme lors du précédent exercice, la citadelle tarnaise est tombée. Et encore plus tôt que la saison dernière, quand le FCG s’était imposé dans le Tarn (31-23) pour le compte de la 6e journée. Cette fois, le bourreau se nomme La Rochelle et il a infligé une défaite sèche aux hommes du manager Christophe Urios. Un revers qui constitue un véritable coup d’arrêt dans la saison castraise : « J’ai été très déçu par l’état d’esprit collectif. Il n’y a pas eu de révolte, ils sont venus nous chercher et on les a laissés faire. Attention, La Rochelle a fait bon match mais j’ai été choqué par notre apathie. C’est tout le contraire de ce nous cherchons à faire. » Même quatre jours après la sortie de route, le manager ne décolérait pas. « Depuis la reprise, il n’y avait rien à redire. Sur l’intensité, le sérieux à l’entraînement, l’envie, la vie du groupe… Je savais que cela pouvait nous arriver. Mais pas aussi tôt », pestait Urios. Pour marquer le coup, les Castrais se sont donc astreints à deux copieuses séances vidéos menées lundi et mardi. D’ordinaire, le match du week-end précédent est rapidement évacué au terme de la séance du lundi. Pas cette fois. Le constat, amer et douloureux, a été fait par chacun sur deux jours, histoire de marquer les esprits. Résultat, l’intensité observée lors des séances terrain s’en est trouvée augmentée d’un cran. Histoire de corriger le principal point noir de la rencontre de samedi, à savoir l’engagement. « Déçu par l’engagement ? Le mot est faible… », tonnait Urios.

 

Réponse attendue

Le décor de ce déplacement à Paris est posé. Le Stade français, une équipe qui partage finalement des similitudes avec le CO, en passant en l’espace de quelques mois des sommets du Top14 aux abysses de la course à la relégation. « La saison dernière, les Parisiens ont payé un lourd tribut au Mondial et ont traîné des casseroles tout au long de la saison, comme nous il y a deux ans », explique l’ailier Rémy Grosso. Et l’ailier de lancer un avertissement : « Ils ne se referont plus peur comme cela. C’est un match à enjeu et nous sommes loin d’être favoris. Les Parisiens ont fait un beau match contre Clermont. Ils sont à l’aise dans le désordre, ils exploitent toute la largeur du terrain. » Les Castrais, eux, devront faire les choses dans l’ordre. Et prouver qu’ils valent mieux que ce qu’ils ont montré face à La Rochelle. Néanmoins, tous n’auront pas la chance de le faire. Des rotations vont être opérées. Ceux qui auront l’opportunité d’enchaîner devront « montrer leur vrai visage », dixit Urios. Les avants, les leaders, les buteurs… tous auront soif de revanche. Histoire de montrer que la défaite rochelaise n’était qu’un incident et pas l’épilogue d’une longue déroute.

Simon Valzer
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