Pau a un problème à regler

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    Pau a un problème à regler
Publié le , mis à jour

Une nouvelle fois énormément sanctionnés en mêlée fermée, les Palois ont cherché à trouver la solution cette semaine afin de s’appuyer enfin sur une bonne rampe de lancement pour ses trois-quarts.

«Huit pénalités à Castres, puis six contre Toulon et à nouveau neuf contre Montpellier ! », égrenait ce mercredi matin au téléphone, le ton visiblement très agacé, Simon Mannix.

Le manager de la Section paloise décomptait le nombre de fois où son équipe avait été sanctionnée dans le secteur de la mêlée fermée, lors des trois défaites (en quatre rencontres) des Béarnais. « Et pourtant quand l’arbitre Jérôme Garcès est venu voir comment on bossait, il nous a indiqué que l’on travaillait bien ». Seulement, le Néo-Zélandais est conscient que ses hommes doivent « changer le regard qu’ont les arbitres sur nous en mêlée fermée ». Pourquoi ? « Parce que les conséquences sont trop importantes. À chaque fois cela nous sort du match ! » pestait-il en regrettant une forme d’interprétation de la règle par les hommes en noir défavorable à ses joueurs.

« Nous allons trouver la solution », pronostiquait-il, « nous allons progresser et vite ».

Pression sur Carl Hayman

Il est temps. Secteur mis à l’index la saison passée pendant six mois, la mêlée était l’un des grands chantiers de l’été du côté du Hameau.

Le remplacement de Joël Rey, l’enfant du club, par Carl Hayman au poste d’entraîneur des avants allait dans ce sens. Reste que pour le moment, la greffe de celui qui débute sa carrière de technicien, n’est pas probante. Et comme un symbole, la présence d’Andres Bordoy, jusqu’à présent consultant mêlée, sur le banc à chaque rencontre aux côtés de Mannix, illustre que la problématique mêlée, donne des sueurs froides à tout un staff. Simon Mannix a beau répéter à l’envi, qu’il n’a pas pour seul objectif cette année, « de progresser », le maintien en Top 14 hante ses nuits tout comme la tenue de son équipe en mêlée fermée.

S’inspirer de La Rochelle

Et pour réussir cet objectif non déclaré, il faut se montrer quasi intraitable à domicile et pourquoi pas s’inspirer du parcours de La Rochelle, la saison passée, qui mis à part une défaite inaugurale à Marcel-Deflandre face à Clermont, faisait le plein de points dans son fief. « Certes, mais les Rochelais sont un très bon exemple à suivre ! S’ils n’ont pas gagné, ils ont ramené six points de bonus défensif ! Cela fait une victoire et demie ! », tambourinait-il en balayant d’un revers de la main l’idée de prioriser les rencontres « at home ». « C’est très français de raisonner comme cela mais pas en adéquation avec le rugby moderne. On doit jouer à l’extérieur comme au Hameau. Chercher à prendre des points partout ! Les équipes classées de 8 à 14 sont d’un niveau équivalent ! », s’emportait-il à la moindre insinuation qu’à Montpellier le week-end d’avant en laissant Pierre, Slade et Smith au repos, Pau avait commis une impasse ! Samedi, face à Paris, la Section paloise va aborder une période cruciale pour son avenir à court terme, avec en suivant un déplacement à Grenoble, la réception de Bordeaux, un voyage chez le promu lyonnais avant la première « trêve » européenne. Quatre matchs capitaux où à chaque fois la mêlée fermée sera la clef du bilan comptable palois. « No scrum, no win », disent les anglo-saxon à propos de ce sport. On va vite le savoir…

Pierre-Laurent Gou
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