Masoe : « Je me fiche de ce qu’il se passe à Toulon »

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    Masoe : « Je me fiche de ce qu’il se passe à Toulon »
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Après avoir tout gagné avec le RCT, l’ancien All Black veut se concentrer uniquement sur son avenir au Racing. Pour lui, Toulon, c’est du passé.

Avant votre arrivée en France en 2008, aviez-vous entendu parler de Toulon et du Racing ?

Pas vraiment (il se marre). Quand j’étais en Nouvelle-Zélande, c’était plutôt Toulouse, Clermont et même le Stade Français. Mais, ça ne nous a pas empêchés d’écrire une belle histoire l’an dernier.

Comment appréhendez-vous cette rencontre face à Toulon que vous aviez battu lors de la dernière finale de Top 14 Toulon ?

(Il souffle) Pas facile d’enchaîner avec Toulon. Nous avons été déçus de notre prestation le week-end dernier contre Clermont. On s’est planté, tout le monde en a conscience. On doit apprendre de cette défaite et avancer.

Que pensez-vous de ce qui se passe en ce moment à Toulon ?

Tout le monde sait comment est Mourad (Boudjellal). Toulon est une petite ville, la passion pour le rugby est très grande. C’est vraiment très différent de l’environnement qui est le nôtre au Racing. Même si on commence à avoir plus de personnes qui nous suivent ici en raison notamment de notre parcours la saison dernière.

Mais quel regard portez-vous sur les relations entre Mourad Boudjellal et Diego Dominguez ?

Je ne regarde pas ce qui se passe à Toulon, on a déjà assez à faire avec ce qui s’est passé pour nous le week-end dernier contre Clermont. Mais on sait comment les choses se passent à Toulon… Mais, je le répète, ils ont su retourner la situation en s’imposant à Toulouse. Ce n’est pas rien.

Vous débutez votre deuxième saison au Racing après avoir passé trois ans à Toulon, Mourad Boudjellal et Jacky Lorenzetti sont-ils très différents dans leur fonctionnement ?

Vous pensez vraiment que je vais répondre à cette question dans les médias ? On a vu Jacky (Lorenzetti) dans les médias récemment parce que nous avons été sacrés champion de France mais vous savez comment fonctionne Mourad (Boudjellal). Il sollicite beaucoup la presse. Pour lui, c’est une habitude. Je pense quand même que ces deux présidents mettent leur club en avant, racontent leur histoire. Après, ils parlent de leur club chacun à leur façon. Moi, j’ai profité de moments différents dans ces deux clubs.

Le contexte est-il très différent au Racing de ce que vous avez vécu à Toulon ?

C’était un peu différent à Toulon. Le Racing, c’est comme une famille, ça m’aide à avancer. L’ambiance qui règne ici me rappelle parfois ce que j’ai connu à Castres.

Est-ce ce que vous étiez venu chercher ?

On n’en avait pas parlé avec les entraîneurs avant ma signature. Je sais que « Toto » (Travers) et « Lolo » (Labit) cultivent cet esprit famille. Ils font tout pour que les joueurs soient performants pour la famille, pour l’équipe. Notre état d’esprit a été prépondérant dans notre parcours la saison dernière. Ici, tous les joueurs sont concernés. On a besoin de tout le monde, pas juste deux ou trois joueurs, pour gagner des matches.

Avez-vous le sentiment que le RCT se trouve dans une phase de transition ?

Je me fiche un peu de ce qu’il se passe à Toulon. Moi, je me concentre sur mon club. Je veux rendre à Jacky (Lorenzetti) la chance qu’il m’a donnée de pouvoir encore jouer. J’avais 35 ans quand j’ai signé au Racing et ce club m’a fait confiance.

Étiez-vous trop vieux pour rester jouer à Toulon ?

Peu importe. Je suis très heureux d’être au Racing désormais. Pour moi, c’est une chance d’être toujours en Top 14. Et ça, je le dois à la confiance de Jacky (Lorenzetti).

N’êtes-vous pas parfois fatigué de jouer encore à 36 ans ?

(il sourit) Physiquement, mon corps va bien et je continue à prendre du plaisir, c’est ce qui est le plus important. Prendre des coups et en donner, ça fait partie du jeu. Il me reste une saison mais je vais prendre les matchs les uns après les autres. Le jour où je n’aurai plus de plaisir à prendre des coups et à en donner, je raccrocherai les crampons.

Reste-t-il quelque chose de la dernière finale de Top 14 entre Toulon et le Racing 92 ?

Pour moi, c’est surtout spécial car Toulon, c’est mon ancienne équipe. C’est spécial aussi car on a écrit l’histoire du Racing, avec un scénario incroyable au cours de cette finale. Mais le chapitre est clos et on veut en écrire un nouveau. J’ai vraiment hâte d’y être.

Arnaud Beurdeley
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