Soyaux, du travail de pros

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    Soyaux, du travail de pros
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Après Vannes et Biarritz, c’est au tout de Béziers de mordre la poussière. Trois victoires après quatre matchs, qui l’eût cru ?

Ils étaient attendus et ils le savaient après la performance réalisée la semaine dernière à Aguiléra. D’autant plus, que même dans leur antre de Chanzy, ils n’avaient pas la faveur des pronostics. Surtout que les Héraultais n’avaient pas caché leurs intentions de venir compenser à Angoulême le revers subit à Carcassonne. Peine perdue et pourtant quand le SAXV fut réduit à quatorze, suite au carton jaune infligé à Fono, les visiteurs furent à plusieurs reprises à deux doigts d’inscrire un essai. Mais c’était sans compter sur la défense de fer charentaise qui à chaque fois repoussa les assauts adverses. Héroïques en défense, solidaires, se jetant sur tous les ballons, ils poussaient les Biterrois à la faute.

C’est ce que regrettait Manuel Edmonds à l’issue de la rencontre. « On gagne des ballons en touche et on ne les exploite pas. On a des situations pour marquer et on ne concrétise pas. Une fois de plus on passe à côté et je regrette sincèrement l’attitude de certains de mes joueurs cadres qui n’ont pas répondu présent. »

C’est vrai que les Héraultais peuvent nourrir quelques regrets mais ils sont tombés sur une équipe qui ne lâche rien soutenue par son public comme jamais. Sur toutes les phases défensives, et Dieu sait s’il y en a eu, le public a poussé avec le paquet d’avant emmené par une première ligne exemplaire.

Deux essais de belle facture

Si la seconde période a été dominée par les Héraultais il n’en fut pas de même en première. Les Charentais ont pris l’avantage par leur buteur maison Ric-Lombard mais ils ont aussi eu des occasions de conclure notamment sur une superbe transversale de Ric-Lombard à destination de Bolakoro qui ne pouvait complètement maîtriser le ballon au moment d’aplatir. Ce n’était que partie remise car suite, une nouvelle fois, à un gros travail des avants, Laulhé aplatissait. Mieux encore sur la sirène Briscadieu interceptait une passe au ras et après une course de cinquante mètres il donnait une ample victoire aux siens.

Forcément Rémy Ladauge, l’entraîneur des trois-quarts était aux anges. « Depuis que je suis dans le milieu pro, avouait-il, jamais je n’ai vu une telle culture du travail. Ce résultat c’est le fruit de beaucoup de travail et je suis fier de faire partie de ce projet Pour en venir au match, c’était le premier match avec un temps pluvieux et le volume de jeu a été assez réduit. On a construit cette victoire sur notre solidité défensive avec un niveau d’engagement extrême et un super état d’esprit. Ce résultat après la victoire à Biarritz est hallucinant. »

Par Jean-François Chrétien

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