« Le chat » adopté

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    « Le chat » adopté
Publié le , mis à jour

Nantes - Fédérale 1 : Nouveaux membres de l’élite amateur, les Ligériens font appel à l’expertise technique d’un certain Pierre Chadebech pour renforcer leur projet.

L’accession de Nantes à l’élite amateur n’a pas été autant commentée que le retour de Bayonne en Top 14. On ne prête qu’aux riches. Cependant, nous aurions tort de mésestimer la jolie promotion des Nantais car le succès du club présidé par Olivier Massicot correspond aux souhaits communs de la FFR et de la LNR, de voir le rugby de la cité des Ducs épouser un destin professionnel. Le défi que le groupe de 35 joueurs, affichant une moyenne d’âge de 24 ans et 7 mois, va devoir relever en Fédérale 1 est excitant. Le coach Pierric Moison qui a accompagné durant 11 ans l’aventure du RC Vannes de la Fédérale 3 à la Fédérale 1, n’est pas du genre à reculer devant l’obstacle : « On a tout fait pour y être, c’est un choix alors vivons des moments forts sans se restreindre. Je ne veux pas voir de joueurs et de rugby tristes. » C’est sans doute pour valoriser cet enthousiasme ambiant qu’Olivier Massicot a pris la décision novatrice de faire ponctuellement intervenir le technicien Pierre Chadebech, qu’on ne présente plus, auprès du staff et du collectif nantais. Le président a la chance d’œuvrer avec des personnes qui sont ouvertes aux échanges, et sa philosophie coule de source : « à Nantes nous n’avons pas les moyens d’avoir un manager du calibre de Pierre Chadebech. Nous avons donc opté pour des interventions ponctuelles et un suivi. Nous avons besoin d’un regard extérieur pour parfois nous conforter dans ce que nous faisons, ou nous apporter des clés à des moments où les coachs peuvent se poser des questions. » Chadebech a déjà travaillé un jour et demi avec les entraîneurs et il est partant pour développer un suivi : « J’ai profité de mon année de liberté après Biarritz pour voyager et voir ce qui se faisait ailleurs. Cela m’a donné des idées pour retrouver le jeu qui faisait notre ADN en France et que nous avons un peu perdu. Je propose un accompagnement du staff selon une méthodologie, des choses simples que l’on peut adapter pour améliorer les qualités techniques et mentales du joueur. Cette méthode, je l’ai proposée aussi à Brive sur la formation. »

Une valeur ajoutée

Le principe est acquis, « le chat » participera ponctuellement à la préparation du Stade Nantais. Le président Massicot s’en réjouit et du côté de l’encadrement on veut voir ce soutien comme une force. Lorsqu’il affirme modestement : « Je n’ai aucune certitude sur le rugby qui appartient à ceux qui refusent de rester sur des convictions et qui réfléchissent », Pierric Moison situe parfaitement le contexte. Le technicien n’hésite d’ailleurs pas à approfondir sa réflexion : « Avec Pierre (Chadebech) nous avons beaucoup discuté sur notre projet de jeu, la formation de nos joueurs, et j’ai aimé cette rencontre. Nous partageons beaucoup de choses sur le jeu ou l’amélioration de la capacité des joueurs à lire les situations dans l’espace. Le plus intéressant est de savoir comment faire progresser le joueur, c’est sur lui et sur l’homme qu’il faut agir et le jeu ensuite n’est que la conséquence. Pierre Chadebech a la capacité à se remettre en question et c’est avec plaisir qu’on s’ouvre. Je crois au partage des idées. » Olivier Massicot manifeste un véritable attachement régional, il est persuadé que le club possède les compétences en interne. Il faut simplement leur permettre de monter en puissance. Il apporte donc au Stade nantais une valeur ajoutée… pour l’aider à grandir.

Par Gérard Piffeteau

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