Rumilly, le retour à la source

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    Rumilly, le retour à la source
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Formé au club, l’arrière, Sébastien Decarre, champion de France Fédérale 1 et Fédérale 2 avec Chambéry revient apporter son expérience quatorze ans après son départ.

Il est rentré au pays. Quatorze ans après son départ de Rumilly, l’arrière, Sébastien Decarre, est revenu cet été. À 33 ans, bientôt papa d’une petite fille, à la fin de l’année, il vient apporter son expérience, acquise au centre de formation de Castres, pendant trois saisons, puis à La Seyne en Fédérale 1 et Chambéry. Champion de France Fédérale 2 avec les Savoyards en 2013, il reste sur deux saisons frustrantes marquées par une rupture des ligaments croisés à chaque genou. La première eut lieu au début de la saison 2014-2015 et le vit manquer l’aventure qui conduisit son club aux portes du Pro D2. La deuxième intervint à la fin de mois de mars dernier, quelques semaines avant le début des phases finales, qu’il vécut de loin. « C’était compliqué de ne pas jouer en fin de saison mais je l’ai plutôt bien vécu. Les mecs sont restés présents et nous avons fêté le titre tous ensemble. »

Espéré contre Montmélian

Le plus dur a peut-être été finalement de reprendre le chemin de la table d’opération et de la rééducation. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est cette fois parti trois semaines à Capbreton au mois d’août. Cinq mois après son opération, il est dans les clous, le genou n’est pas trop douloureux et il ne gonfle pas. Dans une semaine, il rencontre son chirurgien à Lyon, pour obtenir le feu vert et reprendre l’entraînement avec des contacts. S’il devrait rater les trois premiers matchs de Rumilly (à Saint-Savin hier, puis contre Saint-Priest et à Annecy), il espère fouler le terrain pour le derby contre Montmélian mi-octobre. Le club aussi l’espère. Au sein d’une ligne de trois-quarts très jeune, Sébastien devra apporter son expérience et aider le club à grandir avec à terme, l’objectif de rejoindre la Fédérale 2. Il connaît le chemin pour l’avoir emprunter avec Chambéry. Mais il ne veut pas se précipiter.

« Pour le moment, j’essaie de m’investir à côté, de voir ce qui va, ce qui ne va pas. Je découvre le mode de fonctionnement. Quand je serai sur le terrain, je verrai s’il y a besoin de parler. »

Après deux saisons quasi-blanches, il lui tarde en tout cas de revenir en jeu. C’est une des raisons pour laquelle il a refusé la proposition de Chambéry en fin de saison dernière. « Je sentais que j’étais moins important dans le groupe, reconnaît-il sans ressentiment. Je voulais retrouver un club où je pourrais apporter quelque chose. C’était intéressant de revenir ici pour aider le club à évoluer. Il n’a pas tellement changé. J’ai revu des dirigeants qui étaient déjà là quand je suis parti. »

Il a même rencontré des équipiers qui étaient encore des bambins en culottes courtes quand il faisait ses premiers en équipe première, avant sa vingtième année…

« L’un d’entre eux avait assisté à mon dernier match contre Montpellier, sourit-il. L’équipe est jeune mais il y a du talent, de la qualité. Il y a beaucoup de fougue à canaliser. »

Par Sébastien Fiatte

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