Tout comprendre du phénomène Nakarawa

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    Tout comprendre du phénomène Nakarawa
Publié le , mis à jour

Le champion olympique n’a pas manqué ses débuts en Top 14 avec le Racing. On décrypte le joueur.

S’il est un joueur qui a épaté son monde samedi à Castres, c’est bien le deuxième ligne fidjien du Racing 92, Leone Nakarawa. Immense, massif et pourtant mobile comme un flanker, le médaillé d’or de Rio en rugby à VII s’est montré décisif sur le premier essai francilien, en effectuant quatre passes après-contact sur la même séquence de jeu. Il s’est ensuite illustré par son essai, en s’échappant au ras d’un regroupement. Laurent Labit, son entraîneur, ne tarissait pas d’éloge : « Il a produit un match très encourageant quand on sait qu’il n’est au club que depuis une dizaine de jours. Il doit encore apprendre à jouer avec nous, et nous avec lui. Mais il possède des mains incroyables et un gabarit qui lui permettent de faire systématiquement jouer derrière lui. » Côté castrais aussi, le phénomène a impressionné : « Si je ne connaissais rien au rugby, je me demanderais qui est ce mec ! » s’exclamait Christophe Urios. « Il nous a vraiment emm…. avec ses off-loads. Il va être une arme pour son club, du moins jusqu’à ce que les adversaires trouvent la parade. » Il est vrai que l’arrivée de Nakarawa dans le club francilien a un côté évènementiel… Présenté par Labit comme un joueur incarnant « la volonté du Racing 92 de jouer debout, de faire la passe supplémentaire et de passer au sol à minima », on a l’impression que le Fidjien va, à lui seul, révolutionner le jeu francilien.

 

C’est peut-être vrai. C’est probable même, au vu de ses aptitudes et de ses « mains en or », dixit Labit. Mais une fois la surprise passée, des questions se posent : à quel poste va-t-il évoluer ? Au regard de sa mobilité et de son aisance technique, il pourrait tout à fait évoluer en troisième ligne : en flanker côté ouvert, il serait un fantastique atout offensif au large pour le champion de France. En numéro huit, son gabarit et son aisance balle en mains pourrait causer des dégâts immenses dans les défenses, comme il l’a fait à Castres. À moins que le duo Travers-Labit ne le fixe vraiment en deuxième ligne ? Le Fidjien aura le même rendement cet hiver, dans la boue, les guerres de tranchées, et les rencontres cadenassées avec des terrains lourds et des ballons glissants ? D’ici là, le géant fidjien a de quoi voir venir… et devrait être une pépite en or massif pour le Racing et même le Top 14, qu’il va régaler avec ses off-loads venus d’un autre monde…

 

 

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