Un top 14 sous haute tension

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    Un top 14 sous haute tension
Publié le , mis à jour

Tout le monde pique sa crise en ce début de Top 14 (Ibanez, Azéma, Bouscatel). Folies à gogo.

Crise ? Peut-être pas, mais tension, surchauffe, énervements en série oui, assurément. Le Top 14 est souvent décrit comme le championnat le plus fort du monde. Mais depuis le début de la saison, la machine infernale est parcourue de secousses. à Toulon, c’est le psychodrame : un recrutement d’entraîneurs plus qu’ indécis, une déclaration de Boudjellal qui fait mouche : « On arrive aux limites de ma patience. » Des noms jetés en pâture : Galthié, Ford, tous les ingrédients sont là pour un feuilleton à rebondissements.

Au Stade des Alpes, le 11 septembre : une énorme bagarre entre Grenoblois et Brivistes après une mêlée. Un bourre-pif comme on en avait plus vu depuis longtemps, avec des remplaçants qui s’en mêlent et une fourchette pour couronner le tout. Bilan : onze joueurs convoqués à la commission de discipline du 28 septembre.

Certains débordements sont plus individuels : en août René Bouscatel a poussé plusieurs coups de gueule dont un échange musclé avec Paul Goze au sujet de la convention FFR-LNR : « C’est indigne d’un président de la Ligue. Je le dis à Paul Goze : nous nous retrouverons. »

Le 10 septembre après Bordeaux-Bayonne, Raphaël Ibanez se lance dans une diatribe terrible à l‘encontre de quelques anciens joueurs de l’UBB et de son ancien adjoint : « Je me connais, ça peut devenir physique.»

La tension s’est aussi manifestée par une agressivité de plusieurs présidents de l’élite à l’endroit de la politique de recrutement de Mohed Altrad, le président de Montpellier, accusé de faire exploser le marché.

Sur un plan plus «privé » nous avons aussi été témoins d’autres énervements d’entraîneurs, visiblement soumis à une pression inhabituelle.

Le public aussi nous a semblé plus agressif qu’à l’accoutumée, avec des injures à l’adversaire dont on avait perdu l’habitude (Brive-Stade français par exemple).

Le malaise général s’explique peut-être par un championnat plus serré sportivement que prévu mais aussi par un contexte économique qui n’est pas si florissant qu’on a bien voulu le dire. Certains clubs enregistrent des affluences en baisse, comme Toulouse, Grenoble ou le Stade français.

Le 15 septembre : Grenoble tire déjà le signal d’alarme vis à vis de de la DNACG. Un club qui, de lui-même, si tôt dans la saison, reconnaît un retard d’un million d’euros sur son budget prévisionnel, ce n’est vraiment pas banal. Car en plus d’une baisse des affuences, c’est le partenariat qui se fait plus réticent.

Jérôme Prévot
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