Sicre : « Il faut toujours avancer »

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    Sicre : « Il faut toujours avancer »
Publié le , mis à jour

Cet ancien joueur, entraîneur et président de Blagnac vient de succéder à Patrick Battut à la présidence du comité Midi-Pyrénées.

Il paraît que vous êtes tombé tout petit dans la marmite rugbystique. Vous le confirmez ?

Tout à fait ! Le rugby c’est ma vie. J’ai signé à 6 ans ma première licence à l’école de rugby du Toac. Bien avant, j’allais voir jouer mon grand frère. Cette passion ovale m’accompagne depuis plus de quarante-cinq ans.

Quel est votre parcours en tant que joueur, entraîneur et dirigeant ?

De 6 à 18 ans, j’ai évolué au Toac. Au terme de l’année 1983, le club a connu une crise au niveau de ses équipes de jeunes. Une majorité de l’effectif a rejoint Colomiers. Pour ma part, je faisais partie d’un noyau de joueurs qui a muté pour Blagnac qui venait d’intégrer le Groupe B. Au sein du BSC, j’ai évolué en juniors Reichel et Nationale B. En revanche, je n’ai jamais disputé un match en équipe première me contentant de trois feuilles de match en tant que remplaçant. Après Blagnac, j’ai rejoint le rugby territorial au sein du Toulouse EC (club d’Honneur, N.D.L.R.) puis au Toec. À la fin des années 90, je suis passé entraîneur au sein du Toulouse EC, puis à Seilh. Ensuite, j’ai été nommé à la présidence de l’école de rugby de Blagnac. Au terme de la saison 2008 alors que le BSCR était en crise, Philippe Humery m’a proposé la présidence du club. Je ne cache pas que la décision fut difficile à prendre. Après avoir accepté la proposition de Philippe Humery, quelques jours après, je suis monté à Paris défendre le dossier blagnacais rue de Liège auprès de la DNACG. Depuis, j’ai quitté le terrain pour m’occuper des dossiers et les faire avancer.

Vous succédez à Patrick Battut. Quel sentiment cela vous procure-t-il ?

Ma satisfaction est légitime. Succéder à monsieur Patrick Battut n’est pas une mince affaire. Au sein du comité Midi-Pyrénées, il y a eu également des présidents illustres tels Marcel Batigne, Jean-Claude Baqué, Henri Corbarieu, qui ont marqué l’histoire du rugby français. Je vais faire en sorte d’être à la hauteur de ces hommes.

En tant que président, allez-vous mener la même politique que celle de Patrick Battut ?

En trois mandats, Patrick Battut a sacrément amélioré l’image du comité. Sur le plan sportif, financier et administratif, il a rempli tous ses objectifs. Personnellement, je vais tenter de faire aussi bien en respectant le travail accompli par Patrick. Pour ma part, j’estime qu’il faut toujours avancer. Ne pas avancer, c’est reculer.

Avez-vous des dossiers prioritaires ?

Le rugby féminin est actuellement en plein essor en Midi-Pyrénées. Je vais veiller à mettre en place le « collège du rugby féminin ». Je suis culturellement attaché à la formation des jeunes. Le développement des catégories moins de 16 ans et moins de 18 ans sont des axes prioritaires, il faut à tout prix les consolider. Je vais également veiller à maintenir une proximité avec les clubs aussi bien ceux de fédérale que du championnat territorial.

Vous allez diriger votre premier comité directeur. Quel en sera l’ordre du jour ?

Nous allons officialiser le nouvel organigramme, les responsables de commissions, les membres cooptés et la mise en place de France - Samoa du 12 novembre au stadium de Toulouse.

C’est un privilège d’organiser ce match à Toulouse. À ce jour, la location d’avant-match est-elle positive?

France - Samoa est un dossier qui a été défendu et monté par Patrick Battut. C’est grâce à lui que le comité a obtenu ce test-match, il faut lui rendre hommage. À ce jour, la location marche très bien puisque près 90 % des places ont été vendues.

Didier Navarre
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