Un rang à tenir

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    Un rang à tenir
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Les Caennaises devront se battre pour conserver leur place en Top 8.

Les trois premiers matchs de l’Ovalie caennaise ont confirmé les difficultés de cette équipe à rester compétitive dans le top 8. Sauvées dans la division la saison dernière par le forfait des Perpignanaises, les Normandes font face aujourd’hui à un championnat dont la dernière place sera synonyme de relégation en Armelle-Auclair. Compte tenu de la montée en puissance des clubs de Sassenage, du Lou, de Bayonne, ou du Stade français, en Armelle-Auclair, la possibilité de revenir dans le top 8 en cas de descente serait hypothétique. Club historique du championnat féminin, trois fois champion de France de première division (1999, 2000 et 2002), ce monument du rugby féminin fait tout pour garder son rang. Mais en prenant 70 points à Montpellier à l‘ouverture du championnat, puis 45 points à la maison contre Blagnac, les Caennaises ont démarré sur des bases difficiles. Si elles ont un peu rattrapé le coup à Bobigny en prenant un bonus défensif (défaite 15-13), qui les maintient un peu au-dessus de la dernière place devant Romagnat, elles sont sur les bases d’une compétition incertaine de fond de tableau contre un concurrent identifié. Les deux matchs contre Romagnat vaudront cher. « J’ai confiance dans l’équipe et dans l’avenir, commente Nadège Labbey, l’ancienne présidente, qui a passé la main à Patrick Dzieurakeukelinck à l’intersaison. Nous commençons à toucher les fruits de notre travail. »

Les 10 Césars

La situation n’est pas neuve pour l’Ovalie caennaise. Depuis plusieurs saisons, les Normandes ne font plus partie du wagon de tête. Compte tenu de leur situation géographique et de leur manque d’attractivité, sans grand pôle universitaire, elles ont conçu leur avenir à leur façon en intégrant l’association Césars. Cette association multisport s’étend sur une vingtaine de communes avec lesquelles des conventions sont signées pour permettre aux jeunes lycéens de suivre un cursus sportif poussé. Une dizaine de jeunes filles de l’Ovalie caennaise suivent actuellement ce cursus. Une dizaine d’équipières de la première l’ont suivi. Ainsi, de Anaëlle Deshaye, qui a intégré le pôle France avec les moins de 20 ans. « Nos jeunes apprennent année après année, dit Nadège Labbeye. Elles commencent à intégrer les difficultés de la compétition. Et je suis certaine qu’elles sauront se mettre au niveau pour sauver la place de Caen dans le top 8. »

Par Guillaume CYPRIEN

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