Nanette : « On ne joue jamais un match pour rien »

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    Nanette : « On ne joue jamais un match pour rien »
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Arrivée durant l'été 2014 dans le Cantal, Théo Nanette déboule avec une casquette d'ouvreur. Formé à l'ASM, il n'est pas conservé en Espoirs et intègre donc ceux d'Aurillac avec la ferme intention de casser la baraque, mais sans faire de bruit. Ce n'est pas le genre de la maison. À 23 ans, le jeune parisien est bien dans ses pompes et fait tout pour que ça dure.

Quelle était ton ambition en arrivant à Aurillac ?

C'était de signer un premier contrat professionnel. Quand je suis arrivé ici, j'ai signé un an Espoirs. Je voulais vraiment montrer ce que je savais faire, avoir un maximum de temps de jeu.

 

Tu as très vite joué en 9. Comment c'est arrivé ?

Je me suis entraîné avec les pros dès le début. Il y a eu des blessures et j'ai dépanné au poste de demi de mêlée. Mais il faut savoir que c'est mon poste de formation à la base. Alors ça l'a fait en neuf et du coup c'est resté comme ça. Maintenant, je sais aussi que s'il le faut, je peux aussi dépanner à l'ouverture.

 

En deux ans avec le Stade qu'est-ce que tu retiens ?

J'ai beaucoup appris. J'ai pris pas mal d'expérience et pas mal de maturité dans mon jeu, dans ma façon d'être dans un groupe. Je ne suis pas celui qui a la plus grande « braille » dans l'équipe, donc il a fallu que j'apprenne à plus m'imposer au sein d'un groupe, d'un match, à l'entraînement. Ce n'est pas facile d'apprendre à être moins en retrait et prendre plus d'importance dans le groupe. C'est venu petit à petit.

 

Ça ne doit pas être évident quand on 21 ans de devoir gérer et donner les directives aux anciens ?

Bien sûr que ce n'est pas évident, mais cela fait partie du job. Quand on est nouveau dans un club, il faut d'abord s'y sentir à l'aise et quand on a dix ans de moins que les autres, on se sent parfois gêné ou pas légitime de donner des directives. Après, c'est allé très vite car à Aurillac, il n'y a que des bons gars dans l'équipe. Personne ne se prend pour un autre. Alors même si on est un petit jeune ou un nouveau, on trouve vite sa place. Mais j'avoue que c'est plus facile à dire qu'à faire. Maintenant à 23 ans, je me sens plus à l'aise pour driver tout ça.

 

Tu es l'un des rares à avoir été couché sur toutes les feuilles de match. Quatre fois titulaire et deux fois remplaçants en six matches, quel regard tu portes sur ton début de saison et celui du club ?

C'est plutôt positif pour moi. Cela va avec mes ambitions et objectifs. Quand j'ai signé ici pour trois ans, tous les jeunes savent qu'Aurillac est un club qui fait jouer beaucoup de jeunes, qui laisse sa chance, qui ouvre des portes et amène des opportunités. On espère tous un jour à franchir le cap, arriver à un niveau supérieur. C'est ma deuxième année professionnelle. Je gagne en temps de jeu, de l'expérience, de la confiance. C'est de bonne augure pour l'avenir et si j'arrive à enchaîner les bonnes performances. Dans l'ensemble, depuis le début de saison, on tourne plutôt bien. Le match d'Agen est un coup d'arrêt, mais seulement parce qu'on fait une entame de deuxième mi-temps catastrophique.

 

Comment on réagit dans ces cas là ?

C'est pas facile parce qu'on prend un gros coup sur la tête. Mon rôle, comme celui du capitaine et des leaders de jeu, c'est de ne pas s'énerver, ne pas céder à la panique et de remobiliser au plus vite. C'est ce qui s'est passé, mais trop tard car le mal était fait. D'une manière générale, quand cela se produit,il faut aller de l'avant, ramener une dynamique positive, de part nos actions, nos consignes. Colomiers arrive demain, un autre demi-finaliste du dernier exercice.

 

Comment cela se présente ?

On a bien bossé cette semaine et bien digéré Agen. On s'est donc très vite remis au travail et pensé à Colomiers. C'est un très gros morceau. On les a joués en match amical cet été et c'était très compliqué. Depuis que je suis là, il n'y a jamais eu de match facile contre eux, d'autant plus qu'ils sont justes derrière nous au classement. Forcément, ils ne vont pas se déplacer pour rien. On ne joue jamais un match pour rien. Même s'ils disent qu'ils viennent en faisant tourner leur effectif, il y aura toujours des ambitions pour gagner. On sait que ce sera un match difficile à négocier. Mais c'est un match très important alors il faudra faire la meilleure prestation possible pour l'emporter.

 

Par Jean-Marc Authié 

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