Blagnac - Bobigny : Les banlieues s’éveillent

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Publié le , mis à jour

Dans la course aux premières places, les Haut-Garonnais d’Éric Mercadier sont conscients que la tâche sera ardue face aux leaders de la poule.

Pas facile, on le sait, d’exister sur le plan de l’identité rugbystique, lorsque l’on se situe en périphérie d’une grande agglomération. Comme leurs proches voisins columérins ou tournefeuillais aux guichets desquels la grande foule ne se bouscule pas, les Blagnacais, qualité du projet de jeu oblige, gagnent ainsi à être connus. Du moins, davantage même si Éric Mercadier ne fait pas pour autant de sa formation la favorite de la poule : « Nous faisons en sorte de conjurer le mauvais sort. » Le nouveau colistier de Christophe Deylaud n’est pas sans ignorer que, ces dernières années par exemple, les pensionnaires des Ramiers ne tenaient pas la distance. Sur la saison, mais, surtout, lors de deuxièmes mi-temps placées sous le signe de l’essoufflement. Toutefois, il y a quinze jours, le « coffre » a été à la hauteur de l’état d’esprit. « Exemplaire », poursuit-il. Et qui n’est pas insensible, loin s’en faut, au regain d’intérêt suscité par la nouvelle vague garonnaise.

« Naviguer dans des eaux plus tranquilles »

Autant dire qu’en Seine-Saint-Denis, où le club vit forcément dans l’ombre des géants que sont le Stade français et le Racing 92, et, à un degré moindre, de Massy, mieux positionné sur le vaste échiquier francilien, on prend en considération un hôte susceptible de donner autant de fil à retordre que Trélissac. « Dans cette poule, chaque déplacement représente une tâche ardue », explique Alexandre Compan. Reste que le manager balbynien ne fait pas la fine bouche au regard des dix points engrangés durant le premier bloc : « Il s’agit pour nous de naviguer dans des eaux plus tranquilles. » Et c’est vrai, depuis le début de la décennie, « Boboche » (dans la langue vernaculaire) se retrouve bien souvent à jouer le maintien. Reste que l’an passé, dans une poule marquée par la disparition de Chalon, ceux que pilotent également Jildaz Colleaux sont sortis de l’ornière via le succès d’estime obtenu aux dépens de Chambéry. Et si Begu (le fils de l’ancien international dacquois victorieux du Challenge Du-Manoir en 1982) manque à l’appel, Jean-Baptiste Quintana, lui, sera sur les rangs. Côté blagnacais, on suivra d’un œil attentif Baptiste Brun, un demi de mêlée au profil comparable à celui de Joris Cazenave, ce qui n’est pas rien.

Par Philippe Alary

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