Bas-Rhin : Les femmes au pouvoir

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    Bas-Rhin : Les femmes au pouvoir
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L’activité du rugby féminin est en forte hausse dans ce comité départemental alsacien.

Alors que de nombreux clubs en Alsace-Lorraine rencontrent de sérieuses difficultés pour réunir l’effectif suffisant pour composer des équipes réserves masculines - Saverne, Lunéville et Lauterbourg forfaits avant le début de saison, Thionville-Yutz a déclaré forfait général après trois défections, Saint-Louis (deux forfaits) et Centre Meuse (un forfait) ne sont pas au mieux - les effectifs féminins ne cessent de grandir, essentiellement en Alsace, et plus particulièrement dans le Bas-Rhin. Évidemment, le déménagement de la place forte sélestadienne a Illkirch-Graffenstaden a favorisé cette augmentation. Mais les Cheminotes de Strasbourg sont en plein boom, avec lesquelles l’entraîneur Sébastien Mathurin fait des merveilles. L’ancien technicien de Sélestat avait amené ses filles jusqu’au titre de championnes d’Alsace à VII en fin de saison dernière. Elles seront accompagnées cette année par les filles de la Mutzigeoise Sandra Robé. Les joueuses du Mutzig Ovalie Molsheim se sont lancées dans le grand bain de la compétition officielle en Promotion Fédérale à VII.

Des profils hétéroclites

« Sans faire de bruit, on avait lancé un petit appel en début de saison pour créer une équipe », explique Sandra Robé, l’ancienne du CRIG, qui a quitté son club quand il est descendu en Fédérale 3 pour monter une activité dans son village. « Les candidatures ont afflué très rapidement. De quatre la saison dernière, nous sommes passés à une vingtaine. Le profil des nouvelles est très hétéroclite. On trouve chez nous comme débutante une maman de 47 ans, une fille de 35 ans qui rêvait de jouer ou des plus jeunes qui viennent des alentours. On sent qu’il y a une émulation. » À Saverne et Haguenau, une activité a aussi démarré, via respectivement Jules Wierel et Lionel Cournut. Une équipe a été inscrite en loisirs. Presque tous les clubs bas-rhinois disposent d’une équipe féminine, grâce au simple bouche-à-oreille entre femmes qui désiraient partager une activité physique et les valeurs de vie que propose le rugby. Du coup, entre les licences des réserves des hommes qui se raréfient et celles des féminines qui augmentent franchement, ce jeu de vases communicants pourrait donner davantage d’équité dans les comités directeurs des clubs.

Par Christophe Hugonin

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