Mike Ford : « Si tout le monde chante la même chanson, ça devrait aller »

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    Mike Ford : « Si tout le monde chante la même chanson, ça devrait aller »
Publié le , mis à jour

Moins d'une semaine après la mise à pied de Diego Dominguez et sa promotion en qualité d'entraîneur principal du RCT, Mike Ford se confrontait pour la première fois à la presse.

Comment s'est déroulée votre nomination en tant qu'entraîneur principal du RCT ?

C'est une décision du président.

 

Et comment s'est-elle passée ?

Avant que je vienne à Toulon nous avions parlé avec le président. Nous avions la même philosophie de jeu. Donc simplement il m'a demandé de mettre un plan de jeu en place, le plus offensif possible. Je pense que ma prise en mains de l'équipe première s'est accélérée car nous voulions que Toulon joue un bon rugby.

 

Quand vous arrivez à Toulon en tant qu'adjoint, imaginez-vous devenir numéro un si rapidement ?

Non. Mon rôle était d'aider Diego (N.D.L.R. Dominguez) en attaque, en défense et sur le plan de jeu. Comme à Bath en 2013, d'adjoint vous devenez entraîneur principal en cours de saison.

 

Comme abordez-vous la situation ?

D'abord ce sont, dans les deux cas, les présidents qui ont pris la décision ! Dès que les rôles et les responsabilités de chacun sont clairs et précis ça simplifie les choses. Puis je pense que, si tout le monde chante la même chanson, ça devrait aller.

 

Comment avez-vous géré humainement la situation ?

Je sais que c'est dur de perdre un boulot puisque j'ai perdu le mien quand j'étais à Bath. Ce n'est pas très agréable pour la personne concernée, ni sa famille, ni ses amis. Mais dans le sport professionnel on est là pour gagner.

 

Et comment le groupe a-t-il vécu ce changement ?

Les joueurs sont déçus et tristes pour Diego. Mais ça fait longtemps que j'entraîne et je sais très bien qu'après la déception, les joueurs sont là pour gagner. Gagner ensemble. Et ils essayent de donner le maximum.

 

Peut-on attendre de nouveaux changements dans le staff ?

Pour le moment Marc Dal Maso, Jacques Delmas et Steve Meehan sont bien en place.

 

Vous souhaitez offrir du spectacle. Mais est-ce vraiment compatible à la réalité comptable du Top 14 ?

Vous savez, mes expériences m'ont appris que quand tu joues à l'extérieur, face à une grande équipe, et pour le peu qu'il pleuve, tu dois impérativement changer le plan de jeu. Il s'adaptera donc bien évidemment aux conditions, à l'adversaire et il évoluera à chaque rencontre. Mais notre philosophie de jeu sera toujours la même. Les joueurs devront bien l'intégrer. Elle sera basée sur l'attaque, et ce même si c'est la chose la plus difficile à mettre en place dans le rugby.

 

Pensez-vous avoir les joueurs pour mettre ce plan de jeu en place ?

Dans un premier temps, ce n'est pas ma philosophie, mais notre philosophie de jeu, en passant par le président, les joueurs, le staff et les supporters. Mais oui, nous avons les joueurs, même si nous aurons besoin de nous entraîner un peu différemment. Peut-être que les joueurs se sentiront un peu mal à l'aise au départ, mais ils vont rapidement progresser, s'ils travaillent pour.

 

Qu'est-ce qui va changer ?

D'abord l'intensité. Nous allons nous entraîner plus durement. Nous voulons créer une environnement d'entraînement, où les joueurs doivent prendre les décisions, en prenant en compte la fatigue. Selon moi, les joueurs doivent être responsables de leurs décisions. Alors mon objectif c'est de les préparer pour être lucides, afin qu'ils prennent les bonnes décisions les jours de match. Je veux que, dans le chaos et le désordre le plus total, ils prennent des décisions qui vont compter, sans avoir besoin se tourner vers la tribune pour demander aux entraîneurs ce qu'il faut faire. 

 

 

Par Pierrick Ilic-Ruffinatti à Toulon

 

 

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