Le Hold-up montpelliérain

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Les Héraultais triomphent à la dernière seconde du match grâce à une pénalité de Botica, suite à un ballon sorti de l’aire de jeu volontairement et directement à la main par l’arrière Bouldoire. Sans jamais avoir existé, le MHR s’impose et prend la tête du classement (avec Clermont et Toulon) en attendant le match de Clermont à Brive demain. Que de regrets pour les Rochelais qui repartent à un bonus défensif au goût très amer.

Montpellier – La Rochelle : 12 – 11

 

LE RESUME

Avant un retournement de situation ubuesque… « Il faut qu’on joue, on va gagner ce match ! » Une déclaration signée Xavier Garbajosa à la 69e minute de jeu de cette rencontre. Présent en tribunes, le coach des trois-quarts rochelais se rend compte que son équipe commence à arrêter de produire du jeu pour la première fois dans cette rencontre. Et se retrouve de ce fait en danger. Une simple alerte. Pour le reste, La Rochelle a donné une leçon de rugby dans tous les secteurs de jeu à de “petits” héraultais, totalement battus dans l’affrontement physique, notamment en mêlée et ridiculisés dans le jeu.  Les Rochelais ont sans cesse relancé de leurs 22 mètres en réalisant une multitude de passes après-contacts. Un rugby de mouvement basé sur la vitesse sous toutes ses formes, des rucks maîtrisés et une audace de tous les instants, qui a totalement déstabilisé le MHR.

Mais au final, c’est bien Montpellier qui réalise le hold-up parfait et s’impose miraculeusement sans jamais n’avoir rien montré. Grâce à une pénalité de Botica à la dernière seconde, suite à une tentative de Steyn qui avait échoué sur le poteau et qui a ensuite été sortie directement à la main en touche, par le malheureux Bouldoire….

 

LE TOURNANT

Turbulences aériennes à Montpellier. Le MHR a réalisé une prestation catastrophique en touche et s’est du coup privé de sa base de lancement de jeu prioritaire. En perdant cinq ballons sur leurs onze lancers (55% de réussite), les Héraultais, contrés, se sont tirés une balle dans le pied. Puisqu’ils n’ont pas pu construire un seul groupé pénétrant, leur arme fatale. A l’inverse, les Rochelais ont eux avancé sur chacun de leur maul, récupérant même au passage deux pénalités. Les Cistes ont donc même été dépassés par la puissance adverse…

 

L’HOMME DU MATCH

Levani Botia le phénomène. Cet homme n’est pas constitué comme le commun des mortels. Face à Montpellier, il a multiplié les charges destructrices et a toujours trouvé de l’avancée. Les colosses héraultais, Jac. Du Plessis, Kubriashvili ou Mamukashvili, ont tous été emportés sur son passage, comme de vulgaires feuilles mortes soufflées par un coup de vent.  L’impression de puissance et d’explosivité dégagée par le Fidjien est vraiment hors-norme. Auteur de plusieurs franchissements, Botia, également très performant en défense, a réalisé une prestation de haute volée durant une heure. Avant d’être forcé de quitter le terrain sur blessure (touché à la tête). 

 

Par Julien Louis

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