Savare : « On se bat ! »

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    Savare : « On se bat ! »
Publié le , mis à jour

A la suite des rumeurs entourant la possible vente de son club, Thomas Savare, le président du Stade Français, a tenu à prendre la parole.

Lundi matin, nos confrères du Parisien évoquaient la possibilité d’une vente du Stade français. Qu’en est-il réellement ?

De la même façon que nous avions été courtisés voici deux et quatre ans, nous avons récemment été approchés par des investisseurs potentiels. Nous avons mandaté une banque afin de vérifier la crédibilité de ces capitaux. Mais à l’heure actuelle, aucun projet concret n’est à l’étude. Si un investisseur passionné et crédible se présentait, nous regarderions son projet.

Dans la mesure où vous avez vérifié la viabilité de ces capitaux, cela signifie-t-il que vous n’êtes pas opposé à la vente du club ?

Je prendrai la décision qui me paraîtra la mieux appropriée pour défendre les intérêts du club.

Le Stade français coûte-t-il cher ?

Je ne vous cache pas que nous avons beaucoup investi dans le club depuis 2011 et avons du mal à trouver un modèle économique viable. Mais ce n’est pas spécifique au Stade Français Paris. Beaucoup de clubs du Top 14 sont confrontés à la même problématique économique. Nous avons lancé plusieurs pistes avec les équipes pour générer de nouveaux revenus, elles vont de pair avec un stade plus attractif. J’espère que ces pistes permettront de rétablir une situation plus équilibrée.

Pourquoi avez-vous aujourd’hui décidé de prendre la parole ?

Je sentais les joueurs inquiets par rapport à ces rumeurs de désengagement et je suis d’ailleurs allé les rassurer avant de m’exprimer publiquement. L’amalgame qui est fait entre la situation et le sentiment que l’on laisse délibérément partir les joueurs me dérange énormément. Nous avons fait des offres à chacun des joueurs ayant choisi de nous quitter (Raphaël Lakafia, Geoffrey Doumayrou, Rabah Slimani, N.D.L.R.) ! Simplement, nous ne jouons pas la surenchère ! Mais je peux vous assurer que l’on s’est battu, que l’on se bat et que l’on se battra encore pour conserver les joueurs en fin de contrat !

Les deux dossiers chauds du moment se nomment « Jérémy Sinzelle » et « Hugo Bonneval ». Allez-vous faire une offre ?

Mais j’ai déjà fait une offre ! Pour tout vous dire, j’ai rencontré les deux joueurs mardi après-midi ainsi qu’Antoine Burban et Julien Arias. La décision est maintenant entre leurs mains et j’espère bien entendu qu’ils resteront parmi nous.

Prenez-vous toujours du plaisir en tant que président du Stade français ?

Bien sûr. Même s’il existe des moments compliqués, je prends toujours du plaisir au Stade français Paris et je ferai tout pour que cette équipe fasse partie le plus longtemps possible du haut du tableau en Top 14.

Marc Duzan
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