Chavancy libère le Racing

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A la fin d’un pauvre match, le centre du Racing 92 a cassé trois placages pour inscrire un essai en solo qui a donné la gagne à son équipe. Une partie à oublier. 

Le résumé

Par un temps frisquet, et pluvieux par intermittence, les deux équipes du Racing 92 et de Montpellier, n’ont pas fait dans la dentelle. Leur affrontement s’est résumé pour l’essentiel à des collisions physiques énormes, mais improductives. Les deux défenses ont beaucoup donné, et les corps ont souffert. Lors de la première mi-temps, les Montpelliérains ont perdu successivement Vincent Martin et Tomas O’Leary. Mais techniquement, le match a été pauvre. Mis à part un éclair de Johan Goosen, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Un moment surréaliste en deuxième mi-temps pour résumer tout ça : une passe pour personne directement en touche de Steyn en bout de ligne (66e), suivie deux minutes plus tard, par une passe directement en touche de Nic White qui a manqué sa cible Nagusa.  Le jeu au pied, de part et d’autre, a souffert de la même imprécision. Et jusqu’à la 71 ème minute, il a fallu se contenter de deux mêlées souveraines de Montpellier - leurs 6 points inscrits en première mi-temps - et de quelques actions maigrichonnes provocatrices de pénalités, pour atteindre la marque de 9 partout. C’est alors que Chavancy est sorti de sa boite. Sur une simple passe en première main de Dambielle rentré à la place de Talés,  le centre du Racing 92 a mis la gonfle sous le bras, bousculé Botica, s’est arraché du retour de Steyn, et s’est joué de Mogg. Trente mètres de courses pour faire oublier cette bouillie de rugby. Le Racing 92 pouvait lui dire merci. Montpellier a accusé le coup, et les Franciliens se sont libérés. Quatre minutes plus tard, à la faveur d’un rush de ses avants sur la ligne de Montpellier, le demi de mêlée Chauveau enfonçait le clou par un essai de rapine. Montpellier a tout perdu en 5 petites minutes. Les joueurs de Jack White ont tenté sur la fin de reprendre au moins un bonus défensif. Ils ont bénéficié d'une occasion avec une dernière pénaltouche. Mais pendant quatre minutes d'arrêts de jeu viriles, ils se sont fracassés sur la défense Racing, sans parvenir à franchir la ligne. 

 

Le joueur du match

Au cours d’une première mi-temps cadenassée et très ennuyeuse, l’arrière du Racing 92 Johan Goosen a d’un coup illuminé le terrain. Montpellier venait de perdre le ballon sur une occasion dangereuse dans les 22 mètres franciliens. Positionné à l’ouverture, Goosen s’est d’abord délivré de la pression par un beau cadrage débordement avant de lancer son pilier Tameifuna pour un point de fixation avantageux. De nouveau sollicité en premier attaquant, Goosen a pris la ligne et tapé par dessus pour récupérer son ballon et percer plein axe. D’une longue passe, il a décalé Juan Imhoff. L’ailier Argentin a poursuivi cette action par un  coup de pied à suivre que les Montpelliérain ont sorti en touche à 5 mètres de leur ligne. Johan Goosen a fait briller toute sa classe, et donné un peu de lustre à cette partie soporifique.

 

Le fait du match

Rentré en cours de jeu à la place de Vincent Marin blessé (23e), François Steyn a joué de malchance, à la 58ème minute. Montpellier venait de se faire subtiliser le ballon sur une bonne action, et sur le turn over, Chavancy décalé sur la gauche dans ses 22 mètres, tapait dans le champ profond un long coup de pied. Sous la pression défensive, le centre Sud Africain bien replié récupérait le ballon au sol d’une main d’un joli geste acrobatique, réalisait un demi tour, et enrhumait tout le monde. Mais dans son élan, il n’a pas vu qu’il était sorti de ses 22 mètres. Son coup de pied directement envoyé en touche provoquait un lancer du Racing 92 à 20 mètres de sa ligne. Après la prise de balle et une succession de rucks, les Franciliens récupéraient une pénalité sur une positon de hors-jeu. Johan Goosen enquillait facilement des 22 mètres en face, et pour la première fois de la partie, le Racing 92 prenait la tête de la rencontre (9-6). 

 

Par Guillaume Cyprien

 

 

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