Rougerie : «On pensera fort à Serge Kampf»

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    Rougerie : «On pensera fort à Serge Kampf»
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Dans deux semaines, les Baa-baas affronteront les australiens à bordeaux. Un match forcément symbolique puisqu’il s’agira du premier de l’après-Serge Kampf, bienfaiteur du BRC.

Vous aviez déjà eu l’honneur de guider les Barbarians lors de leur dernière sortie en France, à Clermont contre les Samoa (20-19). On imagine que vous n’avez pas hésité longtemps pour accepter de nouveau cette responsabilité…

Lorsque Denis Charvet m’a contacté, j’ai évidemment accepté tout de suite en attendant de connaître nos disponibilités… C’est toujours un honneur que d’être capitaine d’une telle équipe, qui plus est lors d’un match particulièrement symbolique puisque c’est le premier depuis le décès de Serge Kampf. On pensera fort à lui, bien sûr, en essayant de lui faire honneur en partageant des moments d’amitié et de cohésion qui lui étaient chers.

 

Aviez-vous eu l’occasion d’échanger avec lui?

À Clermont, je l’avais déjà trouvé très amoindri. Je l’avais appelé après la rencontre mais nous l’avions finalement vu de manière très succincte et c’était un regret. D’habitude, il profitait beaucoup plus des moments de vie au sein de l’équipe… Sa vie était dédiée au rugby et à ses valeurs. C’était un grand homme, qui vivait pour sa passion et pour son club des Barbarians. Comme je vous l’ai dit, on pensera fort à lui et il y aura forcément un mot à son sujet avant le match.

 

La grande volonté de Serge Kampf était que le BRC parvienne à nouveau à rencontrer des sélections du Tiers 1, ce qui n’était plus le cas depuis vingt ans… Avez-vous conscience que c’est une partie de la crédibilité et de l’avenir des Barbarians qui se jouera à Bordeaux?

Oui et ce le sera d’autant plus pour moi, en tant que personne âgée… (rires) Non, je plaisante, bien sûr. Cela met une pression supplémentaire car les Barbarians œuvrent depuis longtemps pour affronter ce genre d’équipe. Il faudra en être digne, sans renier les particularités du club. Cela va être difficile mais ne pourra se faire qu’en partageant du bon temps ensemble.

 

Justement, sera-t-il possible de concilier à la fois le mode de vietraditionnel des Barbarians et la nécessité d’accrocher un résultat face à une équipe de très haut niveau?

Ce ne sera pas évident mais il va s’agir de se mettre au boulot très vite et de faire preuve d’assez de sérieux pour bâtir, en quelques jours, une stratégie susceptible de gêner les Wallabies. Également pour trouver une cohésion suffisante entre nous.

 

En matière de respect de l’esprit Baa-Baas, le bon plan serait peut-être de vous voir évoluer troisième ligne puisque Franck Azéma vous a utilisé à ce poste. Pourquoi pas même sauter en touche, puisque vous n’en avez pas eu l’occasion la dernière fois !

(il s’esclaffe) Ça, on verra bien ! Mais pourquoi pas ? Mais je pense que Raphaël Ibañez a assez d’expérience et de compétence pour trouver des idées tout seul.

 

Vous souvenez-vous de votre dernière rencontre face à l’Australie?

(il sourit) Je ne me souviens plus, j’ai la mémoire sélective, pour certaines choses (elle remonte à 2010, lors d’une défaite 16-59 à Saint-Denis, N.D.L.R.). Quoi qu’il en soit, cela va être fabuleux de se retrouver sur le terrain face à une telle équipe. Après, il faut s’en montrer digne mais je suis confiant! J’espère que le public de Bordeaux viendra en nombre. D’ailleurs, j’en profite pour lui lancer un appel, s’il ne s’est pas encore décidé. Ce qu’on peut lui assurer, c’est que nous essaierons de produire du beau jeu, dans la tradition du BRC! 

Nicolas Zanardi
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