Limoux : L’art de cultiver son jardin

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    Limoux : L’art de cultiver son jardin
Publié le , mis à jour

Le titre de champion n’a pas fait tourner la tête aux dirigeants limouxins. ils restent fidèles à leur mode de fonctionnement : celui de faire confiance à leur réservoir de jeunes.

Le 21 mai 2016 à Albi, les De Nadaï, Roldos, Guiraud, Andrieu, Bonnery, Vergeyenst, etc. ont poussé un ouf de soulagement. Il y a quarante – huit ans en arrière au Stadium, le 5 mai 1968 très exactement, ils étaient sacrés champions de France aux dépens de Carcassonne après une palpitante prolongation (13-12). Quasiment un demi-siècle après, ces très respectables retraités limouxins, ont (enfin) trouvé leurs successeurs, eux aussi brillants vainqueurs, en cet après-midi de mai, de Carcassonne (26-24). « Le 21 mai 2016 restera un jour inoubliable. Non seulement ce titre était décroché après une série de sept défaites en finale toutes compétitions confondues. Et surtout, sur dix-sept joueurs inscrits sur la feuille de match lors de la finale, dix étaient issus de la formation limouxine », fait remarquer le président audois Laurent Moréno.

Dans cette sous-préfecture célèbre aussi par son carnaval et sa blanquette, on ne peut pas se permettre de gros sacrifices financiers. Dirigeants et membres de l’encadrement audois préfèrent entretenir leurs vergers. « Nous disposons d’un budget de 400 000 euros. Pour nous, la formation c’est une question de survie. D’ailleurs, l’encadrement l’a bien compris. En ce début de saison, trois juniors ont déjà joué en équipe fanion. Tant que nous serons à la tête du club avec mon équipe et Frédéric Teixido, nous jouerons la carte jeune et si possible locale », ajoute Laurent Moréno. Pour cet exercice en cours, seuls deux étrangers, le deuxième – ligne australien Matt Robinson (40 feuilles de match en NRL) et le pilier d’origine tongienne, John Palavi ont rejoint la Haute-Vallée audoise. Le reste de l’effectif est estampillé culture locale et « made in France » à l’image des Toulousains, le demi-de mêlée Arthur Gonzalez-Trique et le pilier Valentin Yesa.

L’équipe à battre

Après six journées, le tenant du titre se trouve dans le quatuor de tête. Fort de quatre victoires dont la dernière vendredi face à Villeneuve-sur-Lot (28-10) pour deux sorties de route face à Lézignan (10-12) et Carcassonne (32-33). « Nous sommes devenus l’équipe à battre, confie le pilier Valentin Yesa. Nous devons apprendre à gérer ce statut de champion de France. Ces défaites vont nous construire plus que nous détruire. »

À Limoux, il se dit que l’équipe fanion est une grande famille, ce que confirme Valentin Yesa : « Nous passons énormément de temps ensemble. Il y a plus que des liens sportifs qui nous unissent. »Lors des après-matchs, la famille limouxine a une idée derrière la tête. Après le titre de champion, ils sont nombreux à rêver du premier doublé de l’histoire du club. Il se murmure aussi qu’impossible n’est pas limouxin.

Didier Navarre
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