Edmonds : « Retrouver notre collectif »

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    Edmonds : « Retrouver notre collectif »
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Après cinq revers consécutifs, dont deux défaites à domicile, les Biterrois sont dans une situation dangereuse au classement. Premiers relégables (à égalité avec Albi), ils doivent réagir avant Noël pour éviter de jouer le maintien toute la saison. Et garder ainsi l’espoir fou de viser in fine une qualification, leur visée initiale. Début de la reconquête ce soir à Colomiers, deuxième de ProD2. 

La semaine de coupure a-t-elle permis à un groupe marqué et usé de se régénérer ? 

C’était l’objectif des cinq jours de congés accordés aux joueurs. Cela fait toujours du bien de couper, encore plus quand on sort d’un bloc de matchs très difficiles (un point décroché en cinq journées, NDLR). Le groupe a repris l’entraînement jeudi de la semaine passée et le message passé était clair de notre part (celle des coachs, NDLR). Nous devions nous mettre dans le dur aux entraînements afin de ressortir par la suite ces valeurs de combat dans les matchs. On a donc fait du physique intensif avant de miser sur des séances séparées, pour permettre aux avants et aux trois-quarts de bosser des secteurs spécifiques. 

 

Que voulez-vous dire précisément par : “se mettre dans le dur aux entraînements” ? 

L’équipe se pose pas mal de questions par rapport à sa situation et notre but était de resserrer les mecs par le travail, en augmentant la charge de boulot. Ils avaient besoin de se souder à nouveau dans la difficulté. Je pense que cela leur a fait du bien. 

 

Avez-vous également haussé le ton pour créer un électrochoc ? 

Pas spécialement, car on voulait simplement retrouver un collectif, qu’on ne maîtrisait plus ces derniers temps. Redonner de la confiance et non pas en faire perdre encore. Les joueurs n’ont pas joué en équipe face à Mont-de-Marsan et on ne veut plus voir ça. On souhaitait donc renouer avec ce collectif sur et en dehors du terrain. C’est pour ça que les mecs ont organisé entre eux une journée ludique la semaine passée, pour se regrouper dans l’intimité et se vider l’esprit. Car ils avaient besoin d’évacuer une pression rugbystique négative. 

 

En parlant de pression, les présidents biterrois ont-ils fixé un ultimatum au staff ou une obligation de résultats ? 

Ils ne sont pas contents de notre situation actuelle et nous l’ont fait savoir. Mais ils n’ont pas eu besoin d’ajouter de la pression car on se l’était déjà mise seul. Nous devons impérativement réagir. 

 

Avant Noël, car il pourrait y avoir du changement dans le staff si l’équipe est toujours dans cette position à la trêve (Romain Carmignani, coach des avants, pourrait alors être remplacé, NDLR)…

Tout à fait. On ne peut pas se permettre d’être toujours relégable à Noël pour de multiples raisons. 

 

Colomiers, qui impressionne cette saison, est tout, sauf l’endroit rêvé pour débuter votre mission rédemption ? Surtout que Béziers n’a encore ramené aucun point de l’extérieur…

C’est vrai que Colomiers est la formation en forme du moment. Mais pourquoi pas ? L’équipe se déplace sans complexe car elle n’aura rien à perdre ce soir. Nous avons envie de relever le défi et de nous jauger, pour basculer positivement sur les quatre prochains matchs (deux réceptions et deux déplacements) très importants.  

 

Quels objectifs avez-vous fixé à votre collectif ? 

Jouer ensemble, tout simplement. Nous avons besoin de retrouver notre état d’esprit et notre jeu collectif. C’est essentiel pour renouer avec notre rugby. Si on le retrouve, je suis persuadé que les succès et la confiance suivront seuls. Nous avons toujours cinq blessés (Barrère, Kouider, Massot, Fualau, Iona) et deux internationaux (Tarus et Lomidze) indisponibles, mais j’ai confiance en mon groupe et je crois en sa capacité de réaction. 

 

Propos recueillis par Julien LOUIS

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